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  • MAGAL NIÉTY FANNOU BARAKHLOU: Ce magal est célébré chaque année le troisieme jour de chabanne pour commémorer le retour à Dieu du premier Khalif de SERIGNE TOUBA

    Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE 1927-1945

     

    Lorsque, de guerre lasse, au terme d'un exil pénible et inique en Afrique Centrale, le Pouvoir Colonial se résolut à ramener Cheikh Ahmadou BAMBA au Sénégal, il se trouva placé devant un constat d'échec quant à sa tentative de liquidation du Cheikh et de ses idées. Mais il ne désarma pas pour autant : le combat fut transposé sur le plan culturel. Sa nouvelle stratégie fut d'entreprendre d'effacer de la mémoire du peuple, jusqu'au souvenir de Cheikh Ahmadou BAMBA par le biais de la scolarisation d'enfants dont on allait planifier savamment le lavage du cerveau, le déracinement culturel et l'européanisation par l'assimilation aux mœurs occidentales. Selon les espérances du Pouvoir Colonial, le Mouridisme devait s'effondrer de lui-même dès la disparition de son fondateur, miné par les dissensions qui naîtront forcément, croit-il, des querelles successorales, mais aussi par les séductions de la vie matérielle qu'il offre.
    Tous ces espoirs devaient par la suite s'écrouler lamentablement car Cheikh Ahmadou BAMBA allait laisser une descendance de Vaillants Paladins de l'Islam qui se sont tous illustrés dans la défense et la propagation de l'œuvre du fondateur du Mouridisme.
    Le premier d'entre eux, Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE se distingue par un courage incommensurable, une intelligence hors du commun, d'immenses qualités de rassembleur, d'organisateur, de bâtisseur, toutes choses qui ont trouvé la pleine mesure de leur expression dans le contexte particulièrement dur de l'époque coloniale, dans l'une de ses périodes les plus tragiques : l'entre deux guerres.
    Ce preux Chevalier de l'Islam qui allait reprendre et porter haut le flambeau allumé par son illustre Père, a vu le jour en 1888 à Darou Salam, d'une mère elle-même issue d'une grande famille d'érudits, Sokhna Aminata LÔ. C'est d'ailleurs son oncle maternel, Serigne Ndame Abdou Rahmane LÔ, grand compagnon de son Père, qui allait se charger de son initiation au Coran, tandis que Mame Thierno Birahim MBACKE, frère cadet du Cheikh, allait assurer à son tour sa formation dans les questions théologiques. Par la suite, son père, le Cheikh en personne, se chargera de guider ses pas dans les arcanes de la formation mystique. Jamais étudiant ne fut aussi doué. Il excellera à un point tel que son père le désignera comme successeur avec pour mission, le raffermissement de la cohésion de la Communauté Mouride dans le but de la faire prospérer, mais surtout l'édification de la Grande Mosquée, pour la seule gloire de Dieu. Il n'est peut-être pas superflu de dire que les contemporains ont rapporté que son Père lui témoignait une réelle affection car on avait le sentiment qu'il savait qu'il avait bien investi sa confiance
    La première occasion que Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE eut de montrer qu'il était à la hauteur des espérances de son Père, ce fut en 1927, lorsque le Cheikh disparut. La rapidité et la pertinence de sa réaction, le sang froid, la discrétion et le courage avec lesquels il fit transférer l'illustre corps à Touba, dans le contexte très coercitif de la période coloniale forcent encore, de nos jours, l'admiration, quand on sait qu'il n'était pas facile à l'époque de braver le Pouvoir Blanc (il a donné une sépulture à son père sans informer l'Administration, en se passant surtout de son autorisation) et d'encourir les foudres de son courroux. Au mépris des risques patents, il a exécuté les dernières volontés de son père : lui assurer une sépulture en tout conforme à ses vœux, selon la procédure qu'il avait lui-même indiquée, surtout en s'assurant que son corps ne soit point souillé, ne serait - ce que par le simple regard d'un membre de l'administration coloniale.
    Une autre manifestation de sa pleine capacité à jouer le rôle que son père lui a dévolu a été la manière dont il a mis-fin aux velléités de dissidence de certains Grands Cheikhs après la disparition du Fondateur. Par son aura personnelle, et ses qualités de grand rassembleur, il a réussi à rallier autour de sa personne tous les dignitaires et les talibés. Pour assurer la cohésion et la force de la Communauté, il a, avec intelligence, choisi la voie du dialogue et de la concertation.
    - D'abord avec ses frères et sœurs : bien qu'il fût l'aîné et le légataire de Serigne TOUBA, donc le seul maître, autorisé à décider souverainement avec l'assurance d'obtenir l'obéissance stricte de ses cadets qui voyaient en lui leur vénéré Père, il a préféré, en toute chose, les consulter pour tenir compte, très étroitement, de leurs avis. D'ailleurs, il est de notoriété publique qu'il vénérait ses frères et sœurs qu'au demeurant il chérissait, car lui aussi voyait en chacun d'entre eux son illustre Père. Sur cette question de ses rapports avec ses cadets, le témoignage de Sokhna Maïmouna MBACKE la benjamine du Cheikh est particulièrement édifiant. En effet elle aimait souvent raconter que, toute jeune, encore du vivant de leur vénéré père, à un âge où elle n'avait pas encore une conscience claire de son lien de parenté avec Serigne Mouhamadou Moustapha, son attention avait été attirée par l'empressement de ce jeune homme à aller au devant de ses moindres désirs, à elle et aux autres enfant du Cheikh. Elle avait remarqué chez lui un zèle et un dévouement qui allait même, souvent, jusqu'à leur offrir son vêtement pour s'essuyer les mains après les repas. Elle avait fini alors par dire à ses frères : " Qu'il est bon, ce talibé de notre père ! "
    - Ensuite avec les Cheikhs et autres Dignitaires du Mouridisme : à l'exemple de son Père, il a témoigné une grande considération, un grand respect aux Cheikhs et à tous les Dignitaires. Il n'a jamais manqué de prendre leurs conseils chaque fois qu'il s'est agi des grandes questions intéressant le devenir de la Communauté. Il leur a conféré certaines prérogatives destinées à accroître et à fortifier cette Communauté. A l'instar de son Père, il a crée pour eux des Daaras, véritables pôles de développement où, en dehors de l'enseignement du Coran et de la liturgie, le travail productif est érigé au rang de véritable sacerdoce. C'est ainsi que, pour doter les Cheikhs, il eut à fonder de nombreux villages dont on peut, pour mémoire, citer quelques- uns des plus connus : Tindody, Taïf , Naïdé, Darou Naïm, Kaél, Bayla. Il est peut-être utile de rappeler que Taïf et Bayla ont la particularité que leur production était exclusivement consacrée au financement des grands chantiers que sont la Grande Mosquée et le rail Diourbel - Touba. A ce titre, ces daaras préfigurent le Khelcome de Serigne Saliou qui n'a pour objectif, en ce qui concerne les revenus qu'il génère, que le financement des travaux de Serigne Touba.
    - Enfin avec le reste de la Uma : toute sa vie durant, il s'est évertué à tisser des liens étroits de fraternité et de collaboration avec les autres chefs religieux, non seulement du Sénégal mais aussi des pays limitrophes comme la Mauritanie. Il est connu que Seydou Nourou TALL, représentant de la famille omarienne lui rendait souvent visite et qu'il eut à recevoir à Touba le Roi du TRARZA venu de sa Mauritanie natale pour rendre visite à son frère en Islam.
    Même avec l'Administration Coloniale, il a réussi à établir de bons rapports à un point tel, que le Gouverneur Général de L'A.O.F en personne a été son hôte à TOUBA, trois jours durant.
    La plus grande réussite à mettre à l'actif de Serigne Mouhamadou Moustapha est, sans conteste, la construction de la Grande Mosquée de TOUBA.
    C'était un projet tellement cher à Cheikh Ahmadou BAMBA qu'il en dira lui-même, bien avant sa construction,
    "L'Eternel m'a honoré pour l'éternité d'un édifice indestructible qui se dressera jusqu'au Paradis. "
    A l'endroit de ceux qui, de près ou de loin ont eu le bonheur de collaborer ou de participer à l'érection de l'ouvrage, le Cheikh a formulé les prières suivantes :
    " Absous les volontaires qui ont bâti l'édifice si élevé de ma demeure, la Cité Bénite de TOUBA, de leurs pêchés du passé et de l'avenir ; absous tous ceux qui avaient la charge de l'ordonnancement des travaux de l'édifice de leurs pêchés initiaux et finaux. "
    " Absous également tous ceux qui leur sont venus en aide dans cet édifice qui, par Ta Gloire s'est érigé - Ô! combien Majestueux - de leurs pêchés d'avant et d'après. "

    Il convient de rappeler que Cheikhoul Khadim n'avait assigné aux hommes la mission de construire la Mosquée que dans la noble intention de leur ouvrir les voies de la Rédemption. Cette Mosquée est un dessein de Dieu et le Cheikh, dans son exhortation aux talibés à s'impliquer dans sa construction, n'a pas manqué de prévenir : " Si vous l'entreprenez, Dieu en sera pour autant glorifié mais en cas de renonciation, Dieu enverrait des êtres pour s'en acquitter. "
    Le moment venu, Serigne Mouhamadou Moustapha entreprit de s'atteler à la réalisation du vœu de son Père. Alors, devant lui, se dressèrent nombres d'obstacles et d'embûches tous plus ardus les uns que les autres. Mais, courageusement, opiniâtrement, avec détermination, il a réussi à les abattre les uns après les autres.

    Lorsque, le vendredi 17 dhul - qi da 1530 H (4 Mars1932), il procédait à la pose de la première pierre de l'édifice en présence des Dignitaires du Mouridisme et d'une foule de Talibés enthousiastes, que d'obstacles il avait du abattre pour en arriver à ce jour et à ses fastes.
    Il a du batailler ferme pour obtenir l'immatriculation du terrain devant porter l'ouvrage et l'autorisation de construire.
    Ensuite l'Autorité Coloniale lui a imposé une condition qui, dans sa logique devait signifier le coup d'arrêt mettant définitivement fin au projet. Il ne s'agissait, ni plus ni moins, que de poser 50 km de chemin de fer, de Diourbel à Touba pour acheminer le matériel lourd nécessaire à l'entreprise. Dans les normes, seuls un gouvernement ou une société puissante pouvaient relever un pareil défi. C'était compter sans la détermination de Serigne Mouhamadou Moustapha : dans un délai de loin inférieur à celui imparti par le Pouvoir Colonial et avec les seules ressources (humaines et financières) de la Communauté Mouride, l'ouvrage fut réalisé.
    Enfin, il a eu à déjouer les manœuvres frauduleuses d'un certain Pierre TAIILERIE, Administrateur Colonial ayant revêtu le manteau d'entrepreneur pour se faire adjuger le contrat de construction de la Grande Mosquée. Très vite, il est apparu qu'on avait affaire avec un escroc qui croyait pouvoir s'enrichir sans risque en misant sur l'ignorance du droit de ses victimes et surtout sur la peur qu'elle devrait normalement avoir de traîner un blanc devant les juridictions, aussi bien coloniales que métropolitaines. Par sa détermination Serigne Mouhamadou Moustapha obtint la condamnation de TAIILERIE. Les travaux de la Grande Mosquée reprirent de plus belle et les Talibés continuèrent de rivaliser d'ardeur et de sacrifice pour la réussite de l'entreprise.
    Le Vendredi 7 Juin 1963, jour de l'inauguration de la Grande Mosquée par Serigne Fallou le digne successeur de Serigne Mouhamadou Moustapha, tous les cœurs, à l'unanimité, se sont souvenu, avec émotion, du premier Khalife de Khadimou Rassoul, disparu le 13 Juillet 1945, alors que l'édifice avait déjà pris forme : les fondations en étaient achevées et les murs avaient atteint la hauteur d'une terrasse. L'image d'un travailleur infatigable, d'un érudit possédant à la perfection les Sciences Coraniques et la langue arabe planait sur l'assistance.
    L'on gardait encore en mémoire la célébration du Premier Magal après Serigne Touba dès 1928 (dans le sillage du Fondateur qui l'organisait lui-même), point de départ d'une tradition solidement établie de nos jours et qui est devenu l'un des événements les plus importants du monde musulman.
    Où qu'on puisse poser le regard, aussi loin que porte la vue, tout évoque la puissante stature de Serigne Mouhamadou Moustapha : c'est lui qui a fait de TOUBA la métropole religieuse, la ville sainte, la capitale du Mouridisme qu'elle est devenue et qui lui doit son premier forage qu'il fit installer à NDAME. C'est lui qui a crée chez les Mourides ce goût prononcé du travail, cette détermination à vivre honnêtement du fruit de son labeur et cette volonté de vivre en parfaite conformité avec les enseignements du Cheikh. Ce n'est pas hasard si, sous son impulsion, le Baol est devenu le principal producteur d'arachide. Lui-même a eu à être décoré de la Médaille du Mérite Agricole.
    Malgré la Crise des années 1930 et les effets négatifs de la Seconde Guerre Mondiale sur l'économie en général, le terroir mouride est demeuré riche, prospère, irrémédiablement inscrit dans une logique de travail, de discipline et de ferveur religieuse, grâce à l'enseignement de Serigne Touba relayé par Serigne Mouhamadou Moustapha. On se souvient que c'est lui que le Cheikh avait désigné pour remettre à l'Administration Coloniale la somme de 500 000 francs dans le but d'aider à relever la monnaie française menacée d'effondrement. Quel bel exemple de sagesse, de dépassement et de générosité à l'endroit d'un système qui pourtant, à l'égal d'un ennemi déterminé, s'est toujours évertué à nuire ou à porter préjudice à la Communauté et à son Guide.
    L'on ne peut regarder le rail à Touba, l'on ne peut se recueillir dans la Sainte Mosquée, l'on ne peut traverser Darou Khoudosse le cœur de Touba sans évoquer cette grande figure de l'Islam Universel dont les jeunes générations ne connaissent à travers les photographies, qu'un visage empreint de bonté et de sérénité et tout baigné de la lumière de Serigne Touba à la tête enveloppé d'un turban, toutes choses qui corroborent les témoignages de ses contemporains le décrivant comme un travailleur infatigable, résolument détourné des mondanités, uniquement préoccupé des préceptes de l'Islam et entièrement dévoué à la mémoire de son Père. Il pilotait personnellement les travaux de la Grande Mosquée et n'hésitait pas, à l'occasion, à mettre la main à la pâte.
    C'est cet homme réputé pour son équité, son sens de l'humain et qui ne faisait pas de différence entre le puissant et le pauvre que les talibés évoquent encore aujourd'hui en le désignant affectueusement et nostalgiquement sous les surnoms de Amdy ou de Ndiagne pour faire allusion à son abondante chevelure.
    Nul doute que son œuvre est agréée et que son Père est satisfait de lui, tout autant que sa sainte descendance et ses vaillants frères qui, après lui, sur son exemple, ont porté haut le flambeau transmis par le FONDATEUR


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  • Une baisse en trompe-l'oeil

    La consommation de drogues classiques est en baisse partout dans le monde, mais la demande en "stupéfiants licites" est, quant à elle, en hausse. Une situation qui bouleverse le secteur et compromet la capacité des Etats à mettre en place des réglementations

     Spice, une herbe légale qui reproduit les effets du cannabis

     

     Spice, une herbe légale qui reproduit les effets du cannabis

    Si le marché international de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis a soit décliné, soit stagné l’an dernier, le rapport mondial sur les drogues de l'ONU publié le 23 juin constate dans le même temps une augmentation foudroyante des nouvelles "drogues de confection" synthétiques. Des drogues qui ne font l’objet d’aucun contrôle international, précise le rapport. La production d’opium a chuté de près de 40 % l’année dernière, et celle de cocaïne d’un sixième depuis 2007 dans le monde, selon l’organisation internationale. Toutefois, cette baisse de la consommation de produits illicites s’explique en partie, car ils sont remplacés par des stimulants qui ne sont soumis à aucune réglementation et à aucun test. Des produits, préviennent les spécialistes, qui pourraient être tout aussi dangereux en terme de santé publique.

    L'Europe est qualifiée d'innovatrice en ce qui concerne les nouvelles drogues. En effet, entre 1997 et 2009, 110 nouvelles substances psychotropes ont été signalées au Centre européen de surveillance des drogues et de la dépendance (EMCDDA) ainsi qu'à Europol [office de police criminelle intergouvernementale]. L’an dernier, 41 nouvelles substances ont fait leur apparition – soit presque deux fois plus qu’en 2008 – et 16 d’entre elles ont été identifiées pour la première fois au Royaume-Uni. La plus connue de ces substances est la méphédrone, ou "meow meow" [miaou miaou], qui est liée à plusieurs décès et est interdite en Grande-Bretagne depuis avril 2010. Parmi les autres exemples de drogues de confection, citons Spice, substance synthétique qui reproduit les effets du cannabis, et BZP, dérivé chimique souvent vendu pour imiter les effets de l’ecstasy. Sandeep Chawla, directeur des affaires politiques et publiques de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a supervisé la préparation du rapport rendu en juin. Il considère que la majorité de ces drogues de confection bénéficient d’une "large diffusion" et sont "faciles à produire" avec "quelques bases en chimie".

    "On en est arrivé à un point où la production de ces drogues se fait tout près du consommateur, dans sa cuisine ou son jardin. Les instructions nécessaires à leur fabrication sont disponibles sur Internet et leur conception est relativement facile. Le rapport rendu par l'ONU indique qu'il n’y a pas de changement concernant l'appétit humain pour les substances psychotropes. Le problème concerne la façon dont elles sont maintenant produites et qui change complètement les méthodes que nous devons employer pour les contrôler. Ces drogues sont bien trop nouvelles et pas encore testées, ce qui nous empêche d'en connaître les effets", peut-on aussi lire.

    Le gouvernement britannique envisage d’interdire temporairement les substances psychotropes licites. "Nous sommes déterminés, affirme un porte-parole du ministère de l'Intérieur, à faire face aux nouvelles drogues et à les empêcher de s’implanter dans ce pays. Nous avons fait des propositions pour un système d’interdiction temporaire des nouvelles substances psychotropes afin de protéger la population pendant que nos spécialistes indépendants mesurent les dégâts qu’elles peuvent occasionner.”

    Les organisations d’aide aux toxicomanes ont, elles, mis en garde contre la rapidité avec laquelle les nouvelles substances font leur apparition. Les associations expliquent le défi que cela représente pour l’application de la loi, l’éducation, la prévention et la santé. Selon elles, l’efficacité d’un système d’interdiction dépendrait de la capacité des douaniers à détecter les nouvelles quantités entrées dans le pays, ainsi que de l’étroitesse de la coopération internationale.


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  • Pourvu que la sœur ne ressemble pas au frère…

    La sœur cadette de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra devrait prendre les commandes d’un pays profondément divisé. Qu’elle se montre désormais à la hauteur des espoirs qu’elle a suscités, assène le Bangkok Post.

    Yingluck Shinawatra, le 4 juillet 20111 à Bangkok.

    Yingluck Shinawatra, le 4 juillet 20111 à Bangkok.

    Qu’on le veuille ou non, il va bien falloir que nous acceptions et que nous respections les résultats d’élections qui ont tout l’air d’être un raz de marée en faveur du parti Pheu Thai. Bénéficiant d’une majorité absolue, il a parfaitement le droit de former un nouveau gouvernement, seul ou dans le cadre d’une coalition. Dans le même temps, il semble probable que Yingluck Shinawatra, la tête de liste du parti, devienne la première femme chef du gouvernement de Thaïlande. Yingluck est une nouvelle venue en politique, et c’était la première fois qu’elle se présentait à des élections, mais, puisqu’elle va apparemment devenir Premier ministre, elle va devoir montrer qu’elle est capable de diriger le nouveau gouvernement, et qu’elle n’est pas seulement la marionnette de son frère aîné Thaksin.

    Yingluck a déclaré un jour au Bangkok Post que, si les gens votaient pour elle, ce serait elle qu’ils auraient, et non Thaksin. Et, tout au long des six semaines de campagne, elle a promis à l’opinion publique que, si elle l’emportait, elle aurait pour priorité d’alléger le fardeau économique de la population. De plus, elle a dit et répété qu’elle souhaitait, face à la fracture politique du pays, œuvrer au nom de “la réconciliation, sans esprit de revanche”. Elle s’est également engagée à mettre en place un organisme neutre chargé d’étudier comment surmonter les divisions de la société thaïlandaise. Espérons qu’elle tiendra ses promesses.

    Selon les observateurs, la défaite du Parti démocrate s’explique par le fait qu’il n’a pas su répondre efficacement aux problèmes économiques du pays. Le gouvernement d’Abhisit Vejjajiva, tout en reconnaissant que les gens étaient confrontés à une hausse du coût de la vie, rejetait aussi la faute sur des facteurs économiques mondiaux, y compris l’augmentation des tarifs pétroliers. Mais, compte tenu de son incapacité à s’attaquer à certains problèmes, par exemple la pénurie de produits de première nécessité comme l’huile de cuisson et les œufs, mais aussi aux difficultés des petites gens, il n’a tout simplement pas été en mesure de séduire les électeurs.

    Les Thaïlandais de la rue, quant à eux, espèrent que le Pheu Thai pourra améliorer leur qualité de vie, ce qui inquiète les économistes, qui craignent que les nombreuses promesses populistes du parti ne poussent l’économie du pays au bord du gouffre, si elles se concrétisent. Prenons l’une d’elles, par exemple celle d’augmenter le salaire minimum à 300 bahts (6,8 euros) par jour, soit une hausse de 30 % par rapport à son niveau actuel. Cela ne ferait que contraindre beaucoup de chefs d’entreprise à fermer boutique, incapables qu’ils seraient de payer ces salaires plus élevés. Le chômage progresserait, ce qui provoquerait de graves problèmes sociaux.

    Mais beaucoup s’angoissent surtout à l’idée que certains au sein du Pheu Thai ne mettent à exécution leur projet d’amnistier Thaksin et de lui restituer 46 milliards de bahts [un peu plus de 1 milliard d’euros, gelés sur décision de justice]. Ils redoutent que, une fois au pouvoir, le parti n’agisse dans ce sens et qu’il se retrouve alors face à de violentes manifestations, la société s’enfonçant dans des troubles encore plus graves que ceux qu’elle a connus ces dernières années. Le résultat des élections du 3 juillet a suscité de grands espoirs dans la population, qui rêve d’un retour à la normale de la situation politique puisque, le Pheu Thai disposant de la majorité absolue, il n’y a aucun risque qu’un groupe influent l’empêche de prendre les commandes. Aucune “main invisible” ne pourra interférer avec la formation d’un nouveau gouvernement. Par conséquent, nous ne pouvons qu’espérer que Yingluck tiendra ses promesses, à savoir qu’elle fera des problèmes économiques sa principale priorité et qu’elle laissera une tierce partie, neutre, ouvrir la voie à la réconciliation nationale.


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  • Où est passé l'argent des riches ?

    Transfert des avoirs à l'étranger, fraude fiscale massive : en agissant ainsi, les Grecs les plus fortunés n'aident pas leur pays. Ils manifestent aussi le manque de confiance absolu qu'ils ont dans leurs responsables politiques.

    A l'extérieur les chômeurs manifestent pendant qu'à l'intérieur les millionnaires sont en conférence. Quelque 45 riches individus d'origine grecque étaient réunis pendant deux jours, les 14 et 15 juin, dans un hôtel de luxe d'Athènes pour discuter des perspectives d'investissement en Grèce. Venus en majorité de l'étranger, ils étaient censés rencontrer le ministre des Finances, mais cela ne s'est pas fait. Le sommet avait beau être baptisé Greek Power Summit, il ne fut qu'une illustration d'impuissance en ces temps de crise économique.

    Où sont les Grecs qui ont de l'argent ? Qui sont-ils et que font-ils pour aider leur pays ? Ces questions planent même dans la presse à sensation allemande. "En fait, il n'y a que des Grecs de l'étranger qui sont venus à ce sommet", confie Savvas Pavlou, l'organisateur. "Les millionnaires locaux préfèrent se faire discrets. Ils servent de boucs émissaires." Pavlou est un émigré de la deuxième génération. Il a grandi à Londres et vit actuellement à Chypre. Depuis quatre ans, il analyse les statistiques économiques sur les millionnaires d'origine grecque du monde entier et les publie dans le magazine Greek Rich List. S'il n'a aucun mal à trouver des informations officielles en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Australie, il n'existe pratiquement pas de chiffres ou de rapports d'activité sur les millionnaires de Grèce et de Chypre.

    Le rapport de Pavlou fait apparaître des armateurs, des grands du bâtiment et des magnats du pétrole, en général des familles. Les Latsis, la plus riche des familles gréco-grecques, ont une fortune estimée à 3,38 milliards d'euros et vivent à Genève. Les riches Grecs conservent leurs millions sur des comptes à Zurich, à Chypre, au Liechtenstein et à Londres. Les particuliers grecs auraient déposé plus de 560 milliards d'euros à l'étranger, selon un récent article du Handelsblatt de Düsseldorf, qui s'appuie sur des sources proches des milieux financiers grec et suisse. (A titre de comparaison, le PIB de la Grèce était de 230,2 milliards d'euros en 2010.) La somme exacte est probablement inférieure, mais une chose est sûre : nombre de Grecs riches ne font pas confiance à l'économie nationale.

    Depuis quelques mois, le ministère des Finances envoie ses enquêteurs à l'aéroport d'Athènes pour contrôler le portefeuille des passagers en partance. Toujours selon Handelsblatt, ils ont déjà trouvé des sommes en espèces allant jusqu'à 100 000 euros. La crise a renforcé la fuite des capitaux – mais le phénomène n'est pas nouveau en soi. Les banques grecques ont depuis longtemps la réputation d'être instables ; la drachme [ancienne unité monétaire de la Grèce moderne] avait été plusieurs fois dévaluée dans les années 1980 et 1990.

    "Mettre son argent à l'étranger, c'est une sorte de tradition. Ce n'est d'ailleurs pas illégal", explique Georgios Vassilakakis, avocat à Thessalonique. Il y a un an et demi, un représentant d'une petite banque suisse lui a demandé un rendez-vous. Il lui a montré un dépliant sur papier glacé avec des images de paysages de la Suisse italienne et lui a proposé un accord : s'il avait un client qui souhaitait transférer de l'argent à l'étranger, il pouvait proposer cette banque et recevrait une bonne commission. M. Vassilakakis a refusé.

    Il y a encore une deuxième tradition grecque, qui coûte beaucoup d'argent à l'Etat : la fraude fiscale. Riches armateurs ou pauvres plombiers, presque personne ne déclare ses revenus avec exactitude, car le risque de se faire prendre est limité. Les nombreux travailleurs indépendants du pays ne font pas de factures ou en établissent pour un montant inférieur à la réalité. Les rares riches investissent leur argent de façon tortueuse. Depuis un an, les inspecteurs des impôts utilisent Google Earth pour rechercher les piscines non déclarées : ils en ont trouvé 1 700 au lieu des 121 officiellement déclarées dans une région du nord, selon la Neue Zürcher Zeitung de Zurich.

    A cela s'ajoute l'opacité des entreprises. "Les armateurs sont difficiles à  imposer car cette branche est l'une des plus mondialisées au monde", explique l'économiste Loukas Tsoukalis, le directeur de la Fondation hellénique de politique internationale et européenne. "De plus, nous avons beaucoup de très petites entreprises qui sont également difficiles à contrôler." Le secteur non déclaré représente selon lui un quart de l'économie totale.

    La fraude fiscale s'explique depuis peu par la méfiance, une méfiance vis-à-vis de l'Etat. La plupart des citoyens ont perdu depuis longtemps confiance en la politique, ils ne veulent investir ni socialement ni financièrement dans la collectivité. "Ce que nous vivons est davantage une crise des valeurs qu'une crise économique", déclare Tsoukalis. Les principaux responsables de cette triste situation ne sont pas les superriches mais les responsables politiques. Ceci dit, les uns comme les autres devraient aujourd'hui investir dans l'avenir de la Grèce.


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    Un pas vers une sortie de crise

    Le socialiste wallon Elio Di Rupo, mandaté par le roi pour former un gouvernement, a présenté le 4 juillet sa "note d'intention", qui contient des propositions offensives pour désengluer la situation politique, dont la scission du problématique canton Bruxelles-Hal-Vilvorde. La presse belge a, dans son ensemble, bien accueilli ce programme. Exemple avec cet éditorial

    Elio Di Rupo, juin 2011.

     

    Elio Di Rupo, juin 2011.

     

    Durant ces derniers mois, Elio Di Rupo s'était forgé, pas toujours de manière injustifiée, une réputation d'éternel hésitant. Jusqu'à hier. On peut dire beaucoup de choses à propos de sa note [voir encadré ci-dessous], mais pas qu'elle est l'œuvre de quelqu'un de sceptique ou d'hésitant. [Cela fait 387 jours que les partis belges négocient la formation d'un gouvernement.]

    Di Rupo savait qu'il devait prouver qu'il pouvait être plus que le simple président du Parti socialiste (PS), qu'il était capable de se mettre au-dessus des partis et trouver un compromis. Sa note est certainement une tentative acceptable qui va dans cette direction. Personne ne pourra estimer qu'il s'agit d'une note "purement PS" [la note rédigée en octobre 2010 par le nationaliste flamand Bart De Wever, président de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), à l'issue de la mission de "clarification" que lui avait confiée le roi, avait été jugée par les partis francophones comme une note "purement N-VA"]. Dans le climat actuel, où de nouvelles élections anticipées semblent toujours inévitables, il s'agit d'un pas audacieux.

    Ce qui est encore plus surprenant, c'est que Di Rupo ne cherche pas à trouver de compromis en prenant la position la plus modérée dans chaque camp. Beaucoup de ses propositions – sur le chômage, la retraite anticipée, l'objectif de croissance de 2 % dans les soins de santé, etc. – résonnent déjà comme des mesures radicales pour son aile francophone de gauche. "Ce sont clairement des mesures N-VA", murmuraient hier certains observateurs francophones. D'autre part, la proposition d'instaurer une taxe de 50 % sur les bénéfices de la vente d'actions doit certainement choquer l'aile droite flamande.

    L'avantage de la note est que Di Rupo ouvre le débat. Il n'essaye pas de fabriquer un compromis gris à partir du gris. C'est une action qui nomme clairement les choses et les points de vue à discuter.

    Chaque parti fera probablement de nombreux commentaires. Ce ne sera pas une raison pour rejeter radicalement ce document. Les gouvernements ne se sont jamais formés à partir d'une note écrite : pour aboutir réellement à un compromis, nous avons inventé le système des négociations. Il est grand temps que ce pays retrouve cette tradition, avec ceux qui veulent un accord ou sont réellement prêts à en chercher un. A ceux-là, la note de Di Rupo donne un bon élan. commenter            

     

    Contexte Les propositions de Di Rupo

    "Mon ambition est de construire un projet d'avenir" pour l'ensemble du pays et de créer 250 000 emplois d'ici à 2015", a déclaré Elio Di Rupo en présentant le 4 juillet 2011 son projet – sa "note d'intention", selon la terminologie belge –, sur lequel devront négocier et se prononcer les neuf principaux partis politiques du pays.
    Le président du PS (wallon) a préconisé que les pouvoirs publics réduisent leurs dépenses de 22 milliards d'euros d'ici à 2015, pour remplir les engagements européens de la Belgique. Un impôt temporaire sur le patrimoine de plus de 1,25 million d'euros serait instauré.

    Sur le plan institutionnel, les régions se verraient dotées de compétences et de financement supplémentaires, comme le réclame la Flandre. Di Rupo a aussi proposé une solution pour résoudre le vieux contentieux sur les droits des francophones vivant dans la banlieue de Bruxelles située en Flandre. Pour satisfaire les Flamands, le canton de Bruxelles-Hal-Vilvorde, dit BHV, serait scindé.

    Les partis belges devraient donner leur réponse sur ce programme avant le 7 juillet au soir. L'attention se portera principalement sur la réaction de la N-VA, la formation indépendantiste de Bart de Wever, qui n'a jusqu'ici pas démontré sa capacité à faire des compromis. 


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  • Nicolas Sarkozy célèbre Georges Pompidou, prédécesseur dont il aimerait s'inspirer
    Nicolas Sarkozy avait déjà rendu un hommage appuyé à Georges Pompidou le 22 juin à l'Elysée.
    Nicolas Sarkozy avait déjà rendu un hommage appuyé à Georges Pompidou le 22 juin à l'Elysée.
    REUTERS/Philippe Wojazer
    Par Christophe Carmarans

    Comme il l’avait fait pour les 40 ans de la disparition du général de Gaulle en 2010, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à Georges Pompidou, président de la République de 1969 à 1974 dont on célébrait le centenaire de la naissance mardi 5 juillet 2011 à Montboudif, dans le Cantal. Le locataire de l'Elysée a loué la modernité de son lointain prédécesseur.

    Rendre hommage au passé pour mieux se tourner vers l’avenir, telle était le sens de la démarche de Nicolas Sarkozy en se rendant dans le Cantal à Montboudif, le village  natal de Georges Pompidou, président de la République de 1969 à 1974, dont on célébrait le centenaire de la naissance ce mardi 5 juillet 2011. Cette forme de nostalgie conjuguée au futur, le locataire de l’Elysée l’avait déjà affichée le 9 novembre 2010 lorsqu’il s’était rendu à Colombey-les-Deux-Eglises dans le cadre de la commémoration du 40e anniversaire de la disparition du général de Gaulle. 
     
    Tradition et modernité 
     

    Nicolas Sarkozy

    On a eu tort de dire qu'il était conservateur

     

    05/07/2011 par Véronique Rigolet

    « A aucun moment le général de Gaulle n'est resté prisonnier du passé », avait alors souligné Nicolas Sarkozy. « Cet homme qui a incarné les grandes permanences de notre histoire a été constamment tourné vers l'avenir  », avait-il poursuivi. Sept mois plus tard, son hommage à celui qui fut le Premier ministre du président de Gaulle durant six ans (un « record » qui tient toujours), puisait sensiblement aux mêmes sources. « Évoquer la figure de Georges Pompidou, c’est évoquer la plus pure tradition française mise au service de la plus grande modernité. C’est nous rappeler qu’au fond, la seule mission de la politique, aujourd’hui encore, c’est de jeter un pont entre la France d’hier et celle de demain ».
     
    Successeur de de Gaulle à l’Elysée en 1969, Georges Pompidou hérita d’un pays à la fois porté par une expansion économique sans précédent (5% de croissance) et miné par le climat social conflictuel de l’après-mai 68. Doté d’une personnalité qualifiée de « complexe » par de Gaulle lui-même dans ses Mémoires, le normalien agrégé de grammaire et épris d’art contemporain incarnait, à sa façon, cette France de la fin des « trente glorieuses » écartelée entre tradition et modernité, passée en trois décennies de la ruralité séculaire à l’urbanisme débridé,  toujours désireuse de jouer sa propre partition sur l’échiquier mondial.
     
    Quarante ans après, et avant que Nicolas Sarkozy ne le rappelle à l’occasion du centenaire, l’héritage pompidolien se résumait encore pour beaucoup de Français au Centre Pompidou du quartier Beaubourg à Paris, à la voie-express parisienne du même nom et au lancement de grands projets industriels (le TGV, le nucléaire et Airbus). Secrétaire général de l’Elysée de 1973 à 1974 et lui-même candidat à l’élection présidentielle en 1995, avec le soutien de Nicolas Sarkozy, Edouard Balladur – l’homme politique encore en exercice qui fut le plus proche de Pompidou – n’a pas tari d’éloge sur celui qui reste son modèle.

    Un président normal

     

    Décrié dès son inauguration le 31 janvier 1977, le Centre Pompidou à Paris est l'un des monuments les plus visités de France.
    (Source : Centre Pompidou)

    « On présente trop souvent Georges Pompidou comme uniquement préoccupé par la croissance économique alors qu’il fut aussi le premier en France, et sans doute en Europe, à créer un ministère de l'Environnement », a rappelé Edouard Balladur dans un entretien accordé à l’Agence France Presse. « A ses yeux, a repris l’ex-Premier ministre de la deuxième cohabitation, si la France devenait un grand pays industriel, elle ne devait pas y parvenir au prix de son bien-être, de son environnement, de la culture, de son paysage, de ses traditions ».
     
    Les pourfendeurs de la « France moche » y trouveront sans doute à redire mais, trente-sept ans après sa disparition le 2 avril 1974, Georges Pompidou trouve même des partisans dans le camp opposé à celui de MM Sarkozy et Balladur. « Succédant à de Gaulle, Pompidou voulait se mettre dans une présidence normale, active, soucieux d’être proche des Français et moderne », déclarait à son sujet le candidat à la primaire socialiste, François Hollande, en mai dernier, dans une tirade autant destinée à fustiger l’actuel locataire de l’Elysée qu’à louer son lointain prédécesseur. Depuis, François Hollande a été qualifié de « Pompidou de gauche » par certains éditorialistes et même encouragé dans sa course à l’Elysée par l'ex-président Jacques Chirac, lui-même ministre de Georges Pompidou de 1971 à 1974. C’est sans doute ce que l’on appelle un pied de nez de l’Histoire.


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  • Aubry-DSK : que le pacte demeure !

    Publié le 05-07-11 à 12:47    Modifié à 18:22     par Le Nouvel Observateur     39 réactions

    Tout change mais rien ne bouge ! C'est bien là le problème pour la première secrétaire, qui dit sa détermination à aller "jusqu'au bout"... tout en laissant la porte ouverte à un retour de DSK. Par Sylvain Courage.

       (AFP) (AFP)

    Cet article est paru dans l'hebdomadaire du 5 juillet 2011

    Ce dimanche 3 juillet, l'interview faisait partie d'un plan média réglé d'avance. Invitée du 20 heures de France 2 cinq jours après sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle, Martine Aubry devait dire sa détermination et évoquer son projet pour la France. Mais voilà, coup de théâtre et révélations en série à New York ! L'accusatrice a menti, l'accusé libéré sera sans doute bientôt innocenté... Le cas DSK s'invite au JT de Martine Aubry.

    La moitié de l'entretien lui est consacrée. "Est-ce que tout bascule ?", demande le journaliste Laurent Delahousse. "Dès les premières nouvelles de la nuit, cela a été une immense joie, j'espère de tout mon coeur que les choses avancent de manière positive car j'ai une grande proximité affective avec lui", confie Aubry, qui est restée "en lien permanent avec Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair".

    Peut-il revenir dans la course de la primaire ? "Comme les quelques amis qui l'ont eu, je dis la même chose, c'est-à-dire laissons-le souffler", insiste-t-elle. "Dominique a vécu l'enfer, il faut le laisser sortir de ce cauchemar." Mais s'il souhaite se porter candidat, "personne n'osera lui opposer un quelconque calendrier". Et sa propre candidature, au fait ? "J'irai jusqu'au bout parce que les Français nous attendent", affirme Aubry, qui se dit "peut-être la mieux placée". Un doute ? "C'est du moins ma conviction aujourd'hui."

    L'épreuve de Pénélope recommence

    Rude soirée pour la candidate fraîchement partie à la conquête de l'Elysée et déjà contrainte à de pénibles contorsions. Réaffirmer sa volonté, son envie, et, dans le même temps, ne pas insulter un avenir qui peut basculer d'un jour à l'autre. Pauvre Martine Aubry ! L'épreuve de Pénélope recommence. Il lui faut de nouveau composer avec un absent, guetter un signe, préparer un éventuel retour...

    Deux ans que cela dure. Viendra, viendra pas ? Aubry liée à Strauss-Kahn par un pacte de non-concurrence à l'élection présidentielle a longtemps patienté. Tenu par un devoir de réserve et absorbé depuis quatre ans par une tâche capitale, le directeur général du FMI ne pouvait, ni ne souhaitait, se déclarer avant le printemps 2011. Avec ses camarades, la première secrétaire a donc tué le temps en réformant et en organisant tant bien que mal la maison socialiste.

    Puis ce cataclysme inimaginable s'est produit : le 14 mai, DSK, le favori des sondages qui devait rafler l'Elysée, est précipité, en quelques heures, de la gloire mondiale à l'opprobre planétaire... D'abord secouée par la déflagration puis digne et solide, Martine Aubry, la première secrétaire que beaucoup voyaient s'effacer devant son allié, a ressorti ses ambitions de sa boîte à ouvrage.

    Dominique ne pouvait pas honorer le rendez-vous convenu du 28 juin, date d'ouverture du dépôt des candidatures à la primaire du PS. Qu'à cela ne tienne, Martine a pris sa chance et s'est mise en route. Badaboum ! Deuxième coup de tonnerre : DSK remonte des enfers. Il s'agit d'un ami, bien sûr. Mais d'un ami fort encombrant. Aubry est rattrapée par son ombre tutélaire.

    S'il revient lavé de toute accusation et à nouveau nanti de sondages favorables, que vaudra le devoir de candidature de Martine ? Et si l'ex-directeur du FMI ne peut ou ne veut pas se présenter, sa simple réapparition ne risque-t-elle pas de la renvoyer au statut de "candidate de substitution" qui la fait tant enrager ? La marge de manoeuvre de la première secrétaire s'est brutalement rétrécie. Elle n'est déjà plus tout à fait maîtresse de son destin.

    "S'il se manifeste, je sais en faveur de qui il le fera"

    En attendant, l'entourage de Martine Aubry en appelle à la raison. "Pour l'heure, Dominique Strauss-Kahn n'a rien demandé. Et en politique, il vaut mieux s'appuyer sur des faits que sur des spéculations", rappelle François Lamy, le conseiller politique d'Aubry.

    La première secrétaire devenue candidate poursuivra donc sans broncher son oeuvre de candidate, de déplacements en réunions publiques. Comme si de rien n'était. Elle prendra aussi quelques congés "pour être en forme en septembre". "En vérité, rien n'était décidé entre Aubry et Strauss-Kahn. Le mieux placé devait y aller. Et la mieux placée pour 2012, c'est bien Martine", répète Marylise Lebranchu, proche amie d'Aubry. Car les aubrystes croient savoir qu'il faudra de toute façon du temps à DSK pour se reconstruire. "On ne se remet pas en quelques semaines d'une tourmente pareille, observe un conseiller de la première secrétaire. Je ne vois pas comment Dominique pourrait se présenter à la présidentielle. Son image est abîmée."

    Mais le moment venu, les partisans de la maire de Lille comptent sur sa complicité. "S'il se manifeste, je sais en faveur de qui il le fera", glisse François Lamy. Les stratèges attachés à la dame de Lille se réjouissent déjà en pensant à la tête que feront alors les strauss-kahniens Moscovici, Peillon ou Collomb - qui ont rejoint l'écurie de François Hollande. Ensuite, au fil du temps qui répare, ils voient DSK prendre une part importante dans la campagne, devenir ministrable, et pourquoi pas premier-ministrable d'Aubry...

    Hollande a mis Aubry dans l'embarras 

    L'hypothétique retour en piste de l'oncle d'Amérique ne sied pourtant pas à tous les aubrystes. L'aile gauche du parti, représentée par Benoît Hamon, verrait d'un mauvais oeil leur candidate renouer avec l'ex-directeur général du FMI, qui prône la réduction de la dette et la maîtrise des dépenses sociales. Car le réinvestissement de l'ex-prisonnier de Manhattan contraindrait Martine Aubry à déplacer l'axe de sa campagne vers la social-démocratie libérale. Et réduirait sa différence avec son rival François Hollande, en mauvais termes avec DSK mais plus proche, en fait, de ses idées.

    Prompt à réagir aux bonnes nouvelles provenant de New York, Hollande a mis Aubry dans l'embarras. Il fut le premier à proposer une prolongation du dépôt des candidatures au-delà du 13 juillet. Ceci afin d'autoriser, le cas échéant, DSK à se porter candidat. Une posture aussi généreuse qu'habile bientôt adoptée par Ségolène Royal... Et qui a contraint Aubry à considérer, elle aussi, la possibilité d'un assouplissement des règles pour le camarade Strauss-Kahn. Certes, il a fallu pour cela désavouer au passage Benoît Hamon et Harlem Désir, respectivement porte-parole et premier secrétaire par intérim du PS, qui ne voyaient "aucune raison de bouleverser le calendrier". Mais que ne ferait-on pas pour un ami, un vrai ? Désormais la porte est ouverte. Même si elle ne souhaite pas forcément que DSK la franchisse.

     Sylvain Courage - Le Nouvel Observateur

    Cet article est paru dans l'hebdomadaire du 5 juillet 2011


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  • La nouvelle présidente du FMI va être confrontée à trois grands sujets. Analyse de Sophie Fay, journaliste au service économie du "Nouvel Observateur".

    La directrice générale désignée du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a quitté Bercy sous de chaleureux applaudissements, remettant les clefs du ministère de l'Economie à François Baroin.
 (c) Afp La directrice générale désignée du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a quitté Bercy sous de chaleureux applaudissements, remettant les clefs du ministère de l'Economie à François Baroin. (c) Afp

    La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a pris ses fonctions mardi 5 juillet. "Pour marquer qu'il n'y a pas de retour en arrière, le FMI a publié les termes de son contrat et ajouté, depuis l'affaire DSK, une clause : la directrice devra suivre une formation d'éthique", relève Sophie Fay, journaliste au service économie du "Nouvel Observateur", qui analyse les trois grands sujets qui attendent Christine Lagarde (voir vidéo ci-dessous).


    FMI : ce qui attend Christine Lagarde par Nouvelobs


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  • Sous un grand chapiteau, en bordure du port de Tripoli, une centaine de fusils semi-automatiques..." Opération de communication dans la capitale libyenne. Par Christophe Boltanski, à Tripoli.

    Un portrait du colonel Kadhafi devant un bâtiment touché par une frappe de l'Otan, le 6 juin 2011 à Tripoli (c) Afp (AFP) Un portrait du colonel Kadhafi devant un bâtiment touché par une frappe de l'Otan, le 6 juin 2011 à Tripoli (c) Afp (AFP)

    De notre envoyé spécial à Tripoli

    Sous un grand chapiteau, en bordure du port de Tripoli, une centaine de fusils semi-automatiques FAL et des milliers de cartouches de 7,62 millimètres, rangées par boîte de vingt, sont alignés par terre, offerts aux caméras. Selon Moussa Ibrahim, le porte-parole du gouvernement libyen, cette cargaison était destinée aux rebelles.

    Elle aurait été transportée par un bateau battant pavillon tunisien, déchargée sur deux embarcations légères, avant d’être saisie par des gardes côtes et des militaires libyens à proximité de la ville côtière de Zanzour, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la capitale. Pour la cinquantaine de journalistes étrangers débarqués d’un bus climatisé, c’est la sortie du jour.

    Cette prise de guerre leur a été annoncée une heure plus tôt, au Rixos, un hôtel de luxe transformé en centre de presse, par le vice-ministre des Affaires étrangères, Khaled Kaaim.

    Nouvelle livraison

    "Après le parachutage par les Français d’armes à la rébellion, nous assistons à une nouvelle forme de livraison d’armes par voie de mer", a-t-il déclaré avant d’accuser l’Alliance atlantique et le Qatar de chercher à "provoquer des affrontements entre Libyens et le chaos dans le pays".

    Les autorités libyennes en veulent pour preuve ces caisses exposées sous la même tente blanche et marquées au nom des "Qatar Armed Forces", les forces armées du Qatar. L’une d’elles porte un numéro d’immatriculation : "130301/2". "Tout cela n’est pas destiné à protéger des enfants, mais à répandre la mort", proclame Moussa Ibrahim, debout au milieu des munitions. "Onze rebelles dont deux officiers ont été arrêtés lors du raid".

    "Je dois vérifier"

    Peut-on connaître leur identité ? "Je vais me renseigner", promet le porte-parole. Quel était le nom du bateau tunisien ? "Je dois vérifier", ajoute-t-il. Les armes étaient, d’après lui, destinées à fomenter des troubles autour de Zawiya et Zuwara. Elles ne sont pas récentes. Un journaliste versé dans la chose militaire observe que le FAL, un fusil belge, est en service dans l’armée libyenne.

    Finalement, l’information la plus importante est sans doute la reconnaissance par le régime de Mouammar Kadhafi que les rebelles déjà présents dans les montagnes de Nafoussah, à 80 km au sud de Tripoli, disposent aussi de partisans à l’ouest de la capitale.

    Christophe Boltanski - Le Nouvel Observateur

     


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  • L'intervention armée en Libye a-t-elle conduit à une alliance secrète entre l'Iran et le pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi ? C'est ce que qu'avancent désormais des milieux de renseignements occidentaux. La République islamique, craignant les conséquences de cette opération européenne et américaine en Afrique du Nord, aurait élaboré un plan pour transformer la Tripolitaine et la Cyrénaïque en bourbier pour les alliés de l'OTAN. Du moins, pour y faire durer le plus longtemps possible la résistance des forces de Kadhafi.

    Allié de la Syrie, l'Iran soutient aussi Kadhaf
    L'Iran cherche à tirer profit des bouleversements dans le monde arabe, y voyant un facteur d'affaiblissement de la position des Occidentaux au Moyen-Orient, ainsi qu'une diversion détournant l'attention de la communauté internationale de son programme nucléaire, disent ces sources.

    Selon cette analyse, dans une directive émise début mai, le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a donné instruction à la force Al-Qods du corps des Gardiens de la révolution (pasdarans), l'armée idéologique du régime, d'apporter une assistance militaire au pouvoir du colonel Kadhafi dans sa guerre contre "l'axe du Mal Etats-Unis-France-Royaume-Uni".


    Ce plan comporte des transferts d'armes, dont des missiles sol-sol et sol-air, ainsi que des lanceurs de grenades, devant être utilisés contre les forces de l'opposition libyenne. Ces transferts ont été confiés à des membres de la force Al-Qods basés en Algérie et au Soudan, une centaine d'entre eux ayant pénétré en Libye jusque dans des zones de la Cyrénaïque proches de l'Egypte, affirment ces sources occidentales.

    Toujours selon cette version, le chef des renseignements des pasdarans iraniens, Hosain Taeb, a dépêché à Tripoli, la capitale libyenne, une petite équipe de commandants de haut rang des Gardiens de la révolution, placés sous son autorité. Leur mission étant de conseiller le régime libyen en matière de surveillance des communications et de renseignements.

    Les Iraniens auraient par ailleurs conseillé le pouvoir de Mouammar Kadhafi dans sa tactique de dissimulation de matériel militaire et de combattants sur des sites civils. La directive du Guide suprême affirme que des frappes de l'OTAN sur ces lieux permettraient à Tripoli de répliquer par "des attaques de propagande, affaiblissant les agresseurs".

    La stratégie de Ali Khamenei, ajoutent ces sources occidentales, consiste à "fixer" le plus longtemps possible les Occidentaux sur le théâtre libyen, dans l'objectif d'amoindrir leur capacité à réagir face à la répression en Syrie, allié majeur de l'Iran au Moyen-Orient.

    L'intervention de l'OTAN en Libye suscite de vives critiques de la Russie, qui, en réaction, bloque toute résolution de l'ONU concernant la Syrie. Le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, en visite à Moscou le 1er juillet, a essuyé des remontrances de son homologue russe, Sergueï Lavrov, sur ce dossier. La France met en exergue le fait que les agissements du pouvoir syrien font courir un fort risque de déstabilisation de toute la région.

    Les Etats-Unis avaient accusé, dès avril, le régime syrien de rechercher l'aide de l'Iran dans sa politique d'écrasement de la contestation de rue. Du matériel de répression policière et des techniques de censure d'Internet auraient été fournies. Le 24 juin, l'Union européenne (UE) a endossé cette accusation, en décidant de frapper de sanctions trois hauts responsables des Gardiens de la révolution.

    L'UE a accusé le commandant des pasdarans Mohammad Jaafari, le commandant de la force Al-Qods Qassem Soleimani, et Hosain Taeb, d'avoir "fourni une assistance au régime syrien dans la répression des manifestations".

    Les manoeuvres régionales de Téhéran, sur fond de révoltes arabes, ont accru l'antagonisme entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite, puissance sunnite. La crainte des ambitions iraniennes a poussé les monarchies du Golfe à intervenir en mars au Bahreïn, pour consolider un pouvoir aux prises avec un soulèvement à dominante chiite.

    En Syrie, le soutien iranien vise à préserver un appui stratégique, le régime allaouite, d'obédience chiite, qui sert de plaque tournante pour de nombreux transferts d'armes iraniennes vers l'étranger.

    L'aide de l'Iran à la Libye du colonel Kadhafi, telle que la décrivent ces sources occidentales, peut apparaître paradoxale. Des responsables politiques et religieux iraniens ont multiplié ces derniers mois les déclarations de soutien à l'opposition libyenne, tout en taxant l'intervention des Occidentaux de visées néocoloniales. Historiquement, les relations entre Mouammar Kadhafi et le régime des mollahs ont toujours été détestables. L'Iran tient le colonel pour responsable de l'enlèvement et de la disparition en Libye, à la fin des années 1970, du charismatique chef religieux chiite libanais, Moussa Al-Sadr.

    Ce contexte explique pourquoi, selon ces sources occidentales, le choix d'aider Mouammar Kadhafi a donné lieu à des dissensions au sein du pouvoir iranien, opposant le Guide suprême au président Mahmoud Ahmadinejad, qui était favorable à un soutien à l'insurrection anti-Kadhafi. Le débat a été tranché par Ali Khamenei et son entourage, qui a insisté sur le caractère clandestin de l'aide à Tripoli.

    En portant secours à un pouvoir libyen avec lequel il n'a pas d'affinités, l'Iran ferait une démonstration de sa capacité de nuisance face aux Occidentaux, comme cela a été le cas en Afghanistan, où il a été accusé par les Etats-Unis d'avoir livré des armes et des explosifs aux talibans.

    Le monde.fr

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  • Obama est mort" : le canular qui embarrasse Fox News

    Le canular n'a vraiment pas fait rire Fox News, ni le Secret Service américain, qui a lancé une enquête : le compte Twitter de la chaîne de télévision a été piraté, le jour de la fête nationale, pour annoncer la mort d'Obama.

    Par la rédaction De leral.net


    "Obama est mort" : le canular qui embarrasse Fox News
     
    Le Secret Service américain a annoncé lundi qu'il enquêtait sur le piratage du compte Twitter de la chaîne de télévision américaine Fox News, sur lequel ont été envoyés de faux messages annonçant l'assassinat du président Barack Obama. C'est la deuxième fois que des grands médias rapportent par erreur la mort du président américain, après la bourde faite par la BBC lors de l'annonce de la mort d'Oussama ben Laden...

    Les pirates ont envoyé un premier tweet lundi, jour de la fête nationale américaine, vers 2 heures du matin, heure locale (soit huit heures, heure française), depuis un compte officiel de Fox News, @FoxNewspolitics. "@BarackObama vient tout juste de décéder. Le président est mort. Un bien triste 4 juillet. Le président Obama est mort", ont écrit les pirates dans leur premier message.

    Traînée de poudre

    Dès lors, des milliers de personnes ont renvoyé le message à travers leur propre compte Twitter. Les pirates ont ensuite expliqué dans un autre tweet que Barack Obama avait été atteint "deux fois par des tirs au restaurant Ross dans l'Iowa", un Etat du centre des Etats-Unis.

    En réalité, le président américain se trouvait non pas dans l'Iowa mais à Washington, pour y participer aux célébrations du 4 juillet avec sa famille et des proches de soldats américains.

    Fox News a reconnu que son compte Twitter avait été piraté et dit enquêter pour retrouver les personnes à l'origine du canular. "Nous sommes désolés de l'angoisse que ces faux tweets ont causé", ont réagi les responsables de la chaîne.

    Lu sur TF1.fr

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  • LIBYE : La rébellion rejette l’accord-cadre de l’Ua

     

    Les rebelles ont rejeté hier un accord-cadre préparé par l'Union africaine (Ua) pour la Libye parce que, ont-ils dit, cela permettrait à Mouammar Kadhafi de rester au pouvoir.

    «Nous l'avons rejeté», a déclaré un porte-parole des insurgés, Abdel Hafiz Ghoga, car le document de l'Ua «n'inclut pas le départ de Kadhafi, de ses fils et de son cercle rapproché. Nous avons réitéré (cette exigence) à plus d'une occasion».

     

    Les chefs d'Etat africains réunis en sommet à Malabo, en Guinée équatoriale, ont difficilement adopté vendredi un accord-cadre proposé aux parties libyennes prévoyant notamment que le colonel Kadhafi devait être écarté des négociations pour sortir son pays de la crise et une «force de maintien de la paix». Mais le document de l'Union africaine n'appelle pas explicitement Mouammar Kadhafi à céder le pouvoir, contrairement à ce qu'exige le Conseil national de transition, la direction politique de la rébellion. Les membres de l'Ua ont par ailleurs décidé de ne pas coopérer à la mise en œuvre du mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre le colonel Kadhafi, jugeant qu'il compliquait le règlement de la situation.L'Ua est un des rares médiateurs acceptés par le dirigeant libyen.


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  • La rébellion n'exclut pas de discuter avec des proches de Kadhafi s'il part

    LEMONDE.FR avec AFP | 01.07.11 | 13h08

     

     

    "Nos troupes avancent de tous côtés", indique Sayf Al-Nasr, n'écartant pas l'idée de prendre Tripoli rapidement.

    "Nos troupes avancent de tous côtés", indique Sayf Al-Nasr, n'écartant pas l'idée de prendre Tripoli rapidement. REUTERS/ANIS MILI

    L'insurrection libyenne, en progression sur le terrain, est prête à discuter avec les proches de Mouammar Kadhafi si ce dernier quitte le pouvoir. "Si on voit que Kadhafi se retire, on est prêt à arrêter [les hostilités] et à négocier avec nos frères qui sont autour de Kadhafi", a dit Mansour Sayf Al-Nasr, coordinateur en France de la rébellion, le Conseil national de transition (CNT).

    "On parle de négociations (...) et on ne parle pas de la guerre. Or, nos troupes avancent de tous côtés", a ajouté M. Sayf Al-Nasr, qui n'écarte pas l'idée de prendre Tripoli rapidement. "Si les opérations militaires avancent pour l'encercler [Kadhafi] à Tripoli, il acceptera [de partir]. Kadhafi est isolé. Il est dans son bunker. Il ne peut se déplacer. Ce n'est pas une vie", selon le responsable rebelle.

    A Benghazi, les rebelles ont exprimé leur "profonde gratitude" envers Paris, après que la France a parachuté des armes aux combattants dans l'ouest du pays. "Il ne doit y avoir aucun doute sur le fait que les Libyens des montagnes de Nafoussa (Ouest) sont en vie et en sécurité aujourd'hui grâce au courage héroïque des rebelles combiné à la sagesse et au soutien français", a déclaré le vice-président du CNT, Abdel Hafiz Ghoza jeudi soir. La France a reconnu mercredi avoir livré des armes légères aux rebelles, dans la région du Djebel Nafoussa, au sud-est de Tripoli.


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  • Assassinat de Rafic Hariri : les noms de quatre suspects du Hezbollah confirmés

     

    LEMONDE.FR avec AFP | 01.07.11 | 11h47  •  Mis à jour le 01.07.11 | 13h43

     

    Sur les lieux de l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri, le 14 février 2005, à Beyrouth.

    Sur les lieux de l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri, le 14 février 2005, à Beyrouth.AFP/ANWAR AMRO

     

    Le ministre de l'intérieur libanais, Marwan Charbel, a confirmé, vendredi 1er juillet, les noms de quatre suspects du Hezbollah cités dans les mandats d'arrêt émis par le tribunal de l'ONU enquêtant sur l'assassinat, en 2005, de l'ex-premier ministre Rafic Hariri.



    M. Charbel a indiqué que le procureur du Tribunal spécial pour le Liban lui avait donné les mandats vendredi matin et a confirmé les identités de quatre suspects comme étant Moustafa Badreddine, Salim Ayyash, Assad Sabra et Hussein Anaissi.

     

    Moustafa Badreddine est le beau-frère d'Imad Moughineh, un des dirigeants du Hezbollah tué en 2008 dans une voiture piégée à Damas. Il est soupçonné d'être le cerveau de l'attentat dans lequel Rafic Hariri a été tué le 14 février 2005.

     

    Salim Ayyash, également un haut responsable du parti, qui détient la nationalité américaine, est soupçonné d'avoir mené l'attaque.

     

    Assad Sabra et Hussein Anaissi sont soupçonnés d'avoir collaboré avec Ahmad Abou Adas, un Palestinien qui avait contacté la télévision Al-Jazira après l'assassinat pour le revendiquer.

     

    Le tribunal de l'ONU enquêtant sur l'assassinat du dirigeant Rafic Hariri a remis jeudi un acte d'accusation sous scellés et quatre mandats d'arrêt au procureur général à Beyrouth, Said Mirza.

     

     

     

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  • Manifestations au Yémen pour demander le départ des proches de Saleh

     

    LEMONDE.FR avec AFP | 01.07.11 | 15h16

     

     

    Un soldat monte la garde pendant un rassemblement pro-Saleh.

    Un soldat monte la garde pendant un rassemblement pro-Saleh. REUTERS/SUHAIB SALEM

     

    "Révolution jusqu'à la victoire" : les opposants au président Ali Abadallah Saleh se sont rassemblés sous ce slogan, vendredi 1er juillet, pour demander le départ des proches du chef d'Etat yéménite.

     

    "Nous voulons le départ de ce qui reste du régime pour accélérer la mise en place d'un Conseil présidentiel de transition", a déclaré le porte-parole des Jeunes de la révolution. Il faisait allusion à l'entourage familial du chef de l'Etat, qui ne veut pas lâcher les rênes du pouvoir en dépit d'une contestation de six mois. M. Saleh est lui toujours hospistalisé en Arabie saoudite.

     

    A Sanaa, le nombre de manifestants a été évalué par les organisateurs à environ deux cent cinqante mille personnes. A Taëz, au sud de la capitale, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l'Arabie saoudite, soupçonnée de freiner une véritable transformation du régime yéménite. "Dites à l'Arabie saoudite que le Yémen est une république", a repris la foule, affirmant que "le Yémen n'est pas Bahreïn", où les Saoudiens ont envoyé des troupes pour aider à contenir la contestation de la famille royale des Al-Khalifa de la mi-février à la mi-mars derniers .

     

     

     

    D'autres manifestations ont eu lieu à Saada, dans le Nord, et dans la province du Hadramout, dans le Sud-Est.

     

    ÉCHANGES DE TIR DANS LE SUD DU PAYS

     

    Dans le Sud la situation reste tendue autour de Zinjibar, aux mains depuis fin mai, de combattants présumés d'Al-Qaida. Des échanges de tirs se sont poursuivis vendredi avec les soldats qui défendent le stade Al-Wahda, à quelques kilomètres de la ville, selon une source militaire. Les membres présumés du réseau extrémiste tiraient en particulier en direction d'hélicoptères pour empêcher, selon cette source, l'acheminement de renforts de l'armée.

     

    Un dignitaire de Zinjibar, Tarek Al-Fadhli, a invité les hommes en armes qui disent appartenir à une organisation appelée les Partisans de la charia et l'armée à conclure une trêve.

     

    RASSEMBLEMENTS PRO-SALEH

     

    Les partisans de M. Saleh se sont, quant à eux rassemblés dans la capitale, Sanaa, après la prière du vendredi. Dans le sud de la capitale, des dizaines de milliers de partisans du président se sont également réunis, brandissant des portraits du président et proclamant leur fidélité à sa personne et à l'institution militaire, dont les unités d'élite sont dirigées par son fils Ahmed et ses cousins.


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  • Nafissatou Diallo aux deux visages

     

    LEMONDE | 01.07.11 | 11h49

     

     

    Des femmes de chambres manifestent à l'arrivée de DSK, lundi 6 juin, aux cris de "Shame on You".

    Des femmes de chambres manifestent à l'arrivée de DSK, lundi 6 juin, aux cris de "Shame on You".REUTERS/MIKE SEGAR

     

    De sidération en sidération. Depuis ce dimanche matin 15 mai où les Français ont découvert, médusés, l'inculpation pour tentative de viol de celui qui allait peut-être devenir leur président, l'affaire Strauss-Kahn n'a été qu'une succession de coups de théâtre. Les révélations du New York Times selon lesquelles les enquêteurs ont découvert "des lacunes majeures dans la crédibilité" de l'accusatrice obligent à relire autrement, quoique prudemment, les très rares indications que la femme de chambre, jusqu'ici victime présumée, avait laissé apparaître. Celle-ci, selon le bureau du procureur, "maintient qu'elle a été attaquée" et les tests ADN attestent qu'une relation sexuelle a bien eu lieu entre elle et Dominique Strauss-Kahn, mais ses mensonges répétés au cours de l'enquête ont déstabilisé l'accusation.

     

    Nafissatou Diallo, qui s'était choisi le surnom shakespearien d'Ophelia au Sofitel de Manhattan où elle travaillait, restait invisible. La première photo d'elle la montrait enveloppée d'un drap blanc, tel un fantôme, pour se cacher des caméras à la sortie du tribunal de New York. Elle était depuis sous haute protection de la police et avait quitté l'appartement du Bronx où elle vivait avec sa fille de 16 ans. Certains journaux ont publié par la suite une photo d'elle, le regard flouté, non identifiable. On sait qu'elle est peule, guinéenne, veuve, avait obtenu le droit d'asile aux Etats-Unis, a 32 ans et mesure 1 m 80. Les avocats de la défense de M. Strauss-Kahn, pour disculper leur client, avaient jugé nécessaire de préciser qu'elle était "très peu séduisante".

     

    Pour l'approcher, à New York, on ne pouvait que rôder autour des lieux et des personnes qu'elle fréquentait. Au Sofitel de Manhattan, où elle travaillait depuis trois ans. Sur le seuil de son appartement du Bronx, sur Gerald Avenue, dans un immeuble de six étages en brique rouge et à l'ascenseur déglingué, où quelques appartements à prix modéré étaient mis à disposition par la fondation Harlem Community Aids United en charge des malades du sida ou des drogués. A la mosquée Futa, grand bâtiment de briques rouges à l'angle de la IIIe avenue, où elle venait parfois. Au take-away africain du Bronx, où Mme Diallo faisait quelques heures après le Sofitel. A Tchakulé, son minuscule village natal des hauts plateaux de Guinée, où le New York Times a dépêché un journaliste, sans rien trouver pour éclairer la personnalité de la jeune femme.

     

    Au cœur de Harlem, surtout, au Café 2115, le restaurant africain du boulevard Frederick-Douglass. Mme Diallo y avait ses habitudes et le patron Blake Diallo, a aussitôt attiré l'attention autour de lui, à coups de conférences de presse, en se présentant comme le "frère" de la victime présumée. Il était apparu fatigué, éprouvé. Il disait : "Ma sœur travaille dur, c'est une bonne musulmane et n'est pas du tout le genre à attaquer un homme. Elle ne se sent pas bien, elle est très fatiguée, elle a peur et envie de pleurer tout le temps."

     

    Il assurait que sa sœur l'avait appelé en milieu d'après-midi de l'hôpital où les policiers l'avaient amenée après avoir recueilli son premier témoignage. A ses dires, Nafissatou, encore sous le choc et pleurant abondamment, aurait commencé par ces termes : "Un homme a essayé de me faire quelque chose de très mal." Il récusait toute idée de machination dont sa sœur aurait été l'instrument : au moment des faits, "elle ne savait pas qui était Dominique Strauss-Kahn ; c'est moi qui le lui ai expliqué".

     

    Au gré de la gaffe d'un proche, dans le café, Le Monde apprend peu après que Blake Diallo n'est pas guinéen, comme sa supposée sœur, mais sénégalais. Et qu'il n'est d'ailleurs, pas son frère, mais son ami, voire son petit ami. Interrogé par la suite, M. Diallo s'est expliqué laborieusement : "J'ai dit ma sœur, parce qu'en Afrique, nous nous appelons tous frère et sœur…"

     

    C'est le premier élément d'incohérence qui est apparu dans l'affaire. Les seuls autres éléments susceptibles de mettre en cause la victime avaient été des rumeurs relayées dans le tabloïd New York Post, très proche des milieux policiers mais peu réputé pour sa rigueur, selon lesquelles la femme de chambre aurait demandé expressément à ses supérieurs, à l'occasion de l'absence d'une consoeur, à nettoyer l'étage des VIP, dont la suite 2806 qu'occupait M. Strauss-Kahn. Elle n'était pas étrangère à toute information dans la mesure où elle était syndiquée et où des photos des personnalités importantes étaient parfois affichées dans le vestiaire des femmes de chambre, au sous-sol de l'hôtel. Dernier indice : le retrait non expliqué des avocats initialement choisis par la victime présumée, Jeffrey Shapiro et Norman Siegel, au profit du très médiatique Kenneth Thompson, qui a voulu faire de l'affaire celle de "toutes les femmes violées dans le monde", et des riches et des puissants contre les pauvres et les sans-voix.

     

    Les employeurs de Mme Diallo et les personnes qui la fréquentaient répétaient, de leur côté, des phrases prudemment apprises : "Une fille très grande, très gentille, très respectable, bonne musulmane". Des voisins la disent discrète et effacée, modestement habillée, avec des chaussures sans talon et un foulard sur les cheveux. Le directeur du Sofitel, Jorge Tito, a fait savoir dans un communiqué qu'elle avait "donné entière satisfaction, tant en ce qui concerne la qualité de son travail que son comportement". C'est lui qui, après avoir écouté le récit de la femme de chambre après l'agression présumée, a alerté le New York Police Department.

     

    M. Strauss-Kahn, qui pouvait être libéré à l'issue d'une comparution extraordinaire au tribunal de New York, vendredi 1er juillet, avait-il eu le juste pressentiment ? Au journal Libération, le 16 mai, il avait évoqué son goût des femmes et imaginé le traquenard, un an avant l'élection présidentielle : facile, disait-il, de trouver "une femme violée dans un parking et à qui on promettrait un million d'euros pour inventer une telle histoire"


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  • Nicolas Sarkozy bousculé: il ne portera pas plainte

     

    Le président de la République ne portera pas plainte

     

    Le président Nicolas Sarkozy a été bousculé ce jeudi lors d'un déplacement par un homme âgé de 32 ans. Selon un proche du chef de l’état, ce dernier ne portera pas plainte.

     

    Le président de la République Nicolas Sarkozy a été violemment bousculé lors d'un déplacement à Brax, près d'Agen dans le Lot-et-Garonne. Alors qu'il saluait des sympathisants venus l'accueillir, un homme a agrippé violemment le bras du chef de l’État et l'a déstabilisé. Plus de peur que de mal, les services d'ordre étant intervenus immédiatement. On en sait un peu plus sur l'homme qui a bousculé Nicolas Sarkozy. Il est âgé de 32 ans, est originaire du département, et serait employé dans un conservatoire de musique, selon Le Point. Après son arrestation, l'individu a été emmené et placé en garde à vue à la gendarmerie d'Agen.

    Une enquête pour faire le point sur cet incident 

    Nicolas Sarkozy n'a fait aucun commentaire sur cette agression mais son entourage précise qu'il ne portera pas plainte. "Laissons faire les services", a ajouté une source proche de l’Élysée. Une enquête sera également ouverte en interne pour savoir comment cet individu a pu échapper aux services de sécurité. Toujours selon Le Point, l'ancien Premier Ministre Dominique de Villepin a commenté l'incident, alors qu'il était lui aussi en déplacement à Auch dans le Gers: "Ce sont les vicissitudes de la vie politique, que je sache, et fort heureusement, la République n'a pas été mise en danger."

    Découvrez le président Sarkozy bousculé lors d'un déplacement en cliquant ci-dessous:


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  • LUTTE SENEGAL SUNU LAMB.

     

    Un homme de 32 ans soupçonné d'avoir brièvement agrippé par la veste le président de la République Nicolas Sarkozy jeudi à Brax a été placée en garde à vue dans les locaux de la Section de recherche de gendarmerie d'Agen.

    Profil de l'agresseur de Nicolas Sarkozy

    Nicolas Sarkozy a été violemment agrippé par un homme à Brax dans le Lot-et-Garonne, lors d'une visite. L'individu a été immédiatement interpellé. Il est actuellement entendu par la gendarmerie d'Agen. Que sait-on de cet homme? 

     


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  • Sarkozy Au Maroc:

     

    Manifestations sporadiques de protestation au centre-ville de Dakar

     

     

    jeudi 23 juin 2011, par Serigne Adama Boye

    Plusieurs groupes de jeunes mènent des actions sporadiques dans le centre-ville de Dakar où les forces de l’ordre font usage de gaz lacrymogène et de jet d’eau chaude pour disperser les foules de manifestants, ont constaté jeudi des reporters de l’APS.

    A l’appel de l’opposition et de la société civile, ces derniers protestent contre le projet de loi constitutionnelle instituant une élection simultanée du président et du vice-président de la République du Sénégal, à l’examen en plénière à l’Assemblée nationale.

    Des protestataires ont chassés du parvis du siège du Parlement, après des jets de pierres sur des personnalités du pouvoir et des véhicules. Puis, certains manifestants se sont dispersés par petits groupes dans les artères du quartier administratif.

    Dans leur retraite, les manifestants ont mis le feu sur les bacs à ordures et dressé des barrages de fortune pour ralentir l’intervention des agents de sécurité qui, en plus des gaz, projettent de l’eau chaude sur les téméraires qui tentent de leur résister.

    Peu après l’ouverture de la plénière, les manifestations ont dégénéré devant l’Assemblée nationale où les jeunes manifestants ont repoussé les barrières de la police et de la gendarmerie d’intervention pour se retrouver devant les grilles du siège du Parlement.

    Suite aux échanges de jets de pierres des protestataires, répondant aux grenades lacrymogènes, la police anti-émeute est intervenue avec des engins projetant sur les manifestants de l’eau chaude. Mais, en majorité, ils campaient sur leur position.
    Source: APS Senegal


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  • Le nouveau gouvernement grec obtient la confiance du Parlement

     

     

     

     

     

    Ce vote de confiance est la condition sine qua non pour obtenir l'aide financière du FMI et de l'UE.

    Ce vote de confiance est la condition sine qua non pour obtenir l'aide financière du FMI et de l'UE.AP/Lefteris Pitarakis

     

    Athènes, correspondance - Le premier ministre grec, Georges Papandréou, a obtenu sans surprise un vote de confiance au Parlement, dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 juin. Il a fait le plein des voix du Pasok, mais n'a pu rallier le moindre vote de l'opposition, rendant difficile son vœu plusieurs fois avorté de mettre en place un gouvernement de coalition, tant souhaité par les partenaires européens de la Grèce.

     

    Le remaniement du 17 juin était destiné à ressouder la majorité Pasok, en pleine crise existentielle. Mission accomplie. Reste à transformer l'essai en votant le deuxième plan de rigueur en un an qui doit permettre d'économiser 28 milliards d'euros d'ici à 2015 et dégager 50 milliards d'euros de recettes de privatisations. Les observateurs s'attendent à ce que le plan de rigueur passe, la semaine prochaine, avant le 30 juin. L'Union européenne a mis la pression sur le gouvernement grec en conditionnant le versement de la nouvelle tranche de 12 milliards d'euros du prêt de 110 milliards d'euros accordés par le Fonds monétaire international et l'Union européenne pour éviter la faillite du pays.

     

    Si le gouvernement a obtenu un vote de confiance, les "indignés" ont répondu avec une nouvelle manifestation de défiance à l'égard du gouvernement, mardi 21 juin. Des milliers de personnes se sont réunies, comme tous les soirs place Syntagma devant le siège du Parlement, en criant à l'adresse des députés : "Voleurs, voleurs !" Munis de crayons lasers, ils les braquaient contre les fenêtres du bâtiment et les policiers en faction.

     

    Une affiche montrait un photomontage de Georges Papandréou, désigné comme "le meilleur employé de l'année" par le Fonds monétaire international. Sur le même prinicipe, l'ancien ministre des finances, Georges Papaconstantinou est montré comme " le meilleur employé de la décennie" par la banque Goldmann Sachs, la banque qui a aidé le gouvernement grec à maquiller ses comptes pour dissimuler une partie de son déficit budgétaire.
    Plus inquiétant, une autre affiche dénonçait : "Nazi-Nazi, Sarkozy-Merkel ; Parlement-TV-Banques. Ils travaillent ensemble." L'illustration représentait une croix gammée composée avec les étoiles du drapeau européen.

    Alain Salles


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  • PARIS. La police supprime un nouveau campement des Indignés

     

    Un campement monté dimanche soir place de la Bourse a été rapidement démantelé. Par Cyril Bonnet

     

    Campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011 (Cyril Bonnet) Campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011 (Cyril Bonnet)

     

     

    Etouffée dans l’œuf. Une tentative d’occupation de la place de la Bourse par les "Indignés" a débouché sur l'interpellation d’une douzaine de militants, ce lundi 20 juin. Emmenés dans la foulée au commissariat du 2e arrondissement, ils ont finalement été remis en liberté une heure plus tard.

     

    Interpellation d'un militant des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011
    Interpellation d'un militant des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011. (Cyril Bonnet)

     

    Ayant reçu l'injonction de plier bagages dès la fin de la matinée, les quelques manifestants présents lors de l'arrivée de la police ont démonté eux-même leur campement, sous les yeux des forces de l'ordre.

     

    Evacuation du campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011
    Evacuation du campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011 (Cyril Bonnet)

     

     

     

    Encore à l’état embryonnaire, le campement était constitué de quelques tentes, de réserves de nourriture et de draps disposés à la manière du campement établi pendant un mois par les "Indignés" espagnols sur la place Puerta del Sol, à Madrid.

     

    Campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011
    Campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011 (Cyril Bonnet)

     

     

     

    "La place de la Bourse était à nos yeux le symbole du pouvoir financier", a témoigné Claire, une des douze personnes interpellées, à la sortie du commissariat.

     

    Campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011
    Une jeune femme dort dans le campement monté par les Indignés sur la place de la Bourse, le 20 juin. (Cyril Bonnet)

     

    Tôt dans la matinée,  les occupants confiaient leur volonté d’accueillir des renforts dans les heures et les jours à venir. La veille, environ 200 Indignés avaient déjà été évacués d’un sit-in sur le parvis de Notre-Dame.

     

    Campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011
    Campement des Indignés place de la Bourse, le 20 juin 2011 (Cyril Bonnet)

     

    Calqué sur le modèle espagnol mais peinant encore à atteindre le même degré de mobilisation, le mouvement des Indignés a démarré en France le 19 mai, avec l'occupation de la place de la Bastille. Composé majoritairement d'étudiants, le mouvement réclame notamment la "liberté d'opinion" et une "réelle démocratie".

     

    Cyril Bonnet - Le Nouvel Observateur


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  • Grèce: la semaine de tous les dangers

     

    La situation grecque  a franchi une étape décisive dans le mauvais sens. En une journée, ce vendredi, la prime de risque sur la Grèce a augmente de 12%.  Nous sommes sur la pente glissante qui mène a la perdition.

     

     

     

    La Grèce est en faillite: elle a perdu tout crédit auprès de ses créanciers. Elle ne survit que par la perfusion des avances du FMI et du Fonds Européen. La seule chose qui peut la sauver c’est l’organisation au niveau européen d’une “implosion nucléaire souterraine” qui nous éviterait un tsunami européen, et probablement mondial. Les Ministres des Finances se réunissent ce dimanche et un sommet européen est prévu.

     

    Troublé par la manière dont l’information a été diffusée ces derniers jours dans les medias,  annonçant la capitulation d’Angela Merkel et l’amélioration des conditions de marché, je vais tenter de préciser ce que sont les enjeux de la situation actuelle, avec sobriété et détermination.

     

    1. La participation du secteur privé est indispensable. Sur le plan politique, la brève annonce d’un alignement d’Angela Merkel sur la position de Nicolas Sarkozy qui aurait conduit la Chancelière ne plus insister sur une participation du secteur prive était a la fois fausse et mal renseignée. Elle n’a pas empêché la glissade des cours. Le Parlement allemand n’a en effet donné son accord sur les avances allemandes à la Grèce qu’à la condition expresse d’une participation du secteur privé. De surcroit, une écoute attentive de son message est que cette participation privée ne sera pas « obligatoire ». Son message de ce samedi est sans ambiguïté. Ne prenons pas nos désirs pour des réalités.
    2. Le rééchelonnement de la dette grecque semble être acquis : c’est une forme douce de restructuration. Elle consistera probablement à « proposer » aux détenteurs d’obligations échéant d’ici à fin 2014 d’étendre leur échéance. Il y en a pour 80 milliards d’euros. L’impact de cette mesure, si elle était appliquée a 100%, serait important. Au lieu de rembourser 80 milliards en trois ans, le remboursement serait en moyenne de neuf ans. Cela permet de réduire le déficit budgétaire grec d’environ 50 milliards au cours des trois années 2011-2014.
    3. Les banques grecques sont en faillite virtuelle. En effet, 140% des fonds propres de ces banques sont investis en obligations souveraines helléniques. Elles ne peuvent donc pas amortir cette dette sans déposer leur bilan. Cette faillite aurait des répercussions dramatiques, notamment sur les particuliers grecs qui y perdraient une grosse partie de leurs économies. Il faudra trouver une formule permettant d’augmenter le capital des banques grecques pour leur permettre de participer à l’effort commun et à reconstruire leur situation financière.

    4. Les banques européennes peuvent faire face a une forme de rééchelonnement de la dette grecque : elles en ont les moyens. Leur bénéfices récents peur permettent d’absorber cet impact sur un ou deux trimestres. Elles ne peuvent cependant pas absorber ce choc si on y ajoute l’Irlande et le Portugal. L’Espagne ou l’Italie mettraient l’ensemble du système bancaire européen en dépôt de bilan. Or Moody’s vient d’annoncer une révision de la note italienne. Il faudra donc mesurer les concessions indispensables des banques privées de manière à éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est un équilibre difficile à trouver et les lobbies bancaires sont de plus en plus actifs pour se protéger. Elles participeront, volens nolens, à l’effort commun, non par sentiment de solidarité, mais pour se protéger.

    5. La notation de la Grèce ne peut pas descendre : l’arrangement risquerait de mettre le pays en « défaut spécifique », ce qui empêcherait une série de banques, et surtout la Banque Centrale Européenne, de participer a l’échange. Ici également, il faudra beaucoup de talent pour assurer un effort substantiel sans pour autant provoquer une catastrophe plus grave que le mal.

    6. Le peuple grec est dans la rue : son langage est clair. Une austérité est inévitable, mais elle ne peut pas être mise en place aux seuls dépens des particuliers. La cession d’actifs se met en place. Aucune réduction des forces armées pléthoriques de la Grèce n’est prévue. Les recettes fiscales n’ont pas augmenté et les contribuables fortunes sont encore protégées. L’ensemble des mesures se doit de toucher toutes les couches de la population et toutes les institutions de manière équitable. Le remaniement ministériel est de la poudre aux yeux : personne n’est dupe. Il fallait « écarter » le Ministre des Finances qui, a plusieurs reprises, a tente de mettre son Premier Ministre devant ses responsabilités. Cela  ne pardonne pas.
    7. Un défaut de paiement de la Grèce serait une catastrophe : il s’étendrait a l’ensemble de l’endettement prive et public de la Grèce qui excède largement 1.000 milliards d’euros. Il provoquerait la faillite immédiate des banques grecques, et des banqueroutes à travers l’Europe. Il ne s’agit pas d’être complaisant mais de comprendre que le remède serait pire que le mal. Il n’en est pas question, et a juste titre.

     

     

     

    L’Europe et le FMI devront donc décider cette semaine de mesures qui permettent d’atteindre un équilibre entre les « sacrifices » qu’un rééchelonnement de la dette grecque provoquerait. Cette forme d’implosion souterraine permettra de gagner du temps. Elle n’est cependant pas le retour à meilleure fortune. Comme l’Europe a laisse la Grèce s’enliser et les Grecs n’ont pas pris le taureau par les cornes, la situation impliquera des mesures qui rétablissent les équilibres a long terme.

     

    Il vaut mieux laisser le FMI mettre en place ce processus auquel il est habitue. C’est une question de professionnalisme. La confiance dans les dirigeants européens a atteint des abimes. Quelles que soient les erreurs commises, nous sommes devant une des situations les plus explosives.

     

     

    La voie étroite qui permettra une issue se referme chaque jour. C’est maintenant le moment de la décision et du courage


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    Un camp de réfugiés syriens à Yayladaqi en Turquie le 19 juin 2011.
    Un camp de réfugiés syriens à Yayladaqi en Turquie le 19 juin 2011.
    REUTERS/Umit Bektas

     

    Par RFI

    La Turquie a commencé à fournir, côté Syrie, une aide aux réfugiés qui fuient la répression  du régime de Damas et qui se massent à la frontière. C'est la première fois que les autorités turques mènent ce type d’opération humanitaire. La plupart de ces personnes viennent de Jisr al-Choughour et des régions où les forces de sécurité syriennes ont mené de meurtrières opérations de ratissage.

     

    Avec notre envoyé spécial à la frontière turco-syrienne, Jérôme Bastion

     

    Pour aller plus loin

    La décision en avait été prise par le ministre turc des Affaires étrangères lors de sa visite surprise ici mercredi dernier. Ahmet Davutoglu avait visité les camps du Croissant Rouge et était venu jusqu’à la frontière pour se rendre compte par lui-même de la situation ; il avait ensuite notifié cette décision à l’envoyé spécial de Bachar el Assad qui, au même moment l’attendait à Ankara.

     

    Dans le camp de Yayladaqi

    Dans le tout premier camp de Yayladaqi, les enfants jouent et chantent des chants anti-Bachar el-Assad.

     

    19/06/2011 par Jérôme Bastion

    Ce 19 juin au matin, l’agence de gestion des Catastrophes et des situations d’urgence vient d’annoncer officiellement le début de ces opérations de distribution, avec l’aide de l’armée qui contrôle la zone, ce qui empêche d’ailleurs de constater visuellement côté turc la réalité de ces livraisons. En fait, il est connu que quelques organisations non gouvernementales turques faisaient déjà passer, de nuit, des produits de première nécessité de l’autre côté de la frontière, et ce bien sûr au vu et au su des soldats garde-frontière qui fermaient les yeux.

    C’est le Croissant Rouge turc, une agence officielle donc, qui est chargé de cette distribution, qui se fait sans pénétrer sur le territoire syrien, au « point 0 » comme on dit. Mais cela signifie tout de même que cette opération constitue quasiment un acte d’ingérence humanitaire, ce qui est tout-à-fait nouveau pour la Turquie. Et cela dénote de la part d’Ankara un agacement de plus en plus grand, après avoir accueilli déjà 10 553 citoyens syriens, selon le dernier décompte officiel. Progressivement, la Turquie coupe les ponts avec Dama


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  • es chefs religieux qui tenteraient de donner des consignes de votes pour Wade en 2012 dans la ville sainte de Touba pourrait se heurter à une vive résistance des jeunes de Benno Siggil Sénégal dans la commune de Mbacké. En conférence de presse ce vendredi ils ont mis en garde tout chef religieux qui appelera à voter Wade 2012. " Nous n'accepterons plus qu'un marabout se remplisse les poches pour ensuite appeler les talibés à voter Wade" avertit Lamine Séga Sy qui poursuit "La position du khalif général est connu il a interdit la politique à Touba ce qui veut dire qu'il ne roule pour personne et il reste le guide suprême de la communauté. Seule est voix est parole d'évangile" Notre interlocuteur de continuer ses attaques

    (Plus d'informations demain sur leral .net)

     

     

    La section Benno de Mbacké met en garde contre tout «ndigeul» en faveur de Wade

     

     

     

     

    " On ne peut plus admettre qu'un chef religieux se taise sur les meutres orchestrés par le pouvoir , sur les grandes questions qui intersse la nation, denigrer les propos des saltiigués et ensuite s'eriger en avocat de Wade pour demain donner une consigne de vote en sa faveur deWade et son régime pour justifier les véhicules 4x4, les millions et les terrains distribués à tort et à travers"

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  • Le FMI victime d'une attaque informatique

     

    LEMONDE.FR avec Reuters | 12.06.11 | 08h13

     

     

     

    Dans un courriel adressé le 8 juin aux employés du FMI, le chef du service d'information, Jonathan Palmer, fait état de transferts suspects de fichiers détectés la semaine précédente.

    Dans un courriel adressé le 8 juin aux employés du FMI, le chef du service d'information, Jonathan Palmer, fait état de transferts suspects de fichiers détectés la semaine précédente.Reuters/JONATHAN ERNST

     

    Le Fonds monétaire international (FMI) a été la cible d'une attaque informatique, a confirmé samedi un porte-parole du FMI, qui vient s'ajouter à la liste des institutions de premier plan victimes d'une cyber-attaque. "Le Fonds est totalement opérationnel", a assuré David Hawley, indiquant qu'une enquête était en cours sur cet incident.

     

    D'après un expert en sécurité informatique qui a travaillé avec le FMI et la Banque mondiale, l'objectif était d'installer un logiciel espion dans le système informatique du FMI qui aurait permis à un Etat d'avoir une "présence numérique interne" sur le réseau. "C'était une attaque ciblée. Le code informatique a été mis au point et diffusé dans ce but", a dit Tom Kellerman, qui travaille pour l'International Cyber Security Protection Alliance. Jeff Moss, un hacker qui travaille pour le département de la sécurité intérieure, estime que l'attaque a été menée pour le compte d'un Etat désireux d'obtenir des informations sensibles sur les stratégies du FMI ou de nuire à la réputation de l'institution internationale. Des agents fédéraux du FBI participent aux investigations en cours pour remonter à la source de l'attaque, a annoncé une porte-parole du département américain de la défense. Mais les spécialistes des questions de sécurité informatique estiment qu'il pourrait être difficile d'établir avec certitude quel pays est à l'origine de cette intrusion.

     

    L'intrusion se serait produite avant l'arrestation pour agression sexuelle, le 14 mai dernier, de Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI. Selon le New York Times, le conseil d'administration du FMI a été alerté mercredi dernier d'une attaque en cours depuis plusieurs mois. Dans un courriel adressé le 8 juin aux employés du FMI, le chef du service d'information, Jonathan Palmer, fait état de transferts suspects de fichiers détectés la semaine précédente. "L'enquête a établi qu'un ordinateur du Fonds avait été compromis et utilisé pour avoir accès à certains systèmes du Fonds", écrit-il dans ce courriel. A la Banque mondiale, "institution-soeur" du FMI, un responsable a indiqué que la connexion avec le FMI avait été interrompue à titre de précaution.

     

     


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  • Les élections de dimanche visent à renouveler les 550 sièges du Parlement. Des candidats issus de 15 partis et environ 200 candidats indépendants sont en lice.

    Les élections de dimanche visent à renouveler les 550 sièges du Parlement. Des candidats issus de 15 partis et environ 200 candidats indépendants sont en lice.AFP/BULENT KILIC

    Les bureaux de vote ont ouvert, dimanche, en Turquie pour les élections législatives. Le Parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan au pouvoir part favori. Tous les sondages prédisent que l'AKP, soutenu par les classes populaires, sortira gagnant des élections, avec une victoire d'ampleur réduite par rapport aux législatives de 2007, remportant ainsi une troisième victoire d'affilée depuis 2002. La popularité de M. Erdogan, 57 ans, repose largement sur les prouesses économiques du pays : 17e économie mondiale, la Turquie connaît une croissance forte, avec 8,9 % en 2010.

     

    Plus de 50 millions d'électeurs, sur une population de quelque 73 millions, sont appelés à se prononcer dans plus de 200.000 bureaux de vote pour renouveler le Parlement de 550 sièges. Des candidats issus de 15 partis et environ 200 candidats indépendants sont en lice. Outre l'AKP, seuls deux autres partis, le Parti républicain du peuple (CHP, centre-gauche) et celui de l'action nationaliste (MHP, nationaliste) devraient dépasser le seuil de 10 % à l'échelle nationale indispensable pour être représenté au Parlement.

    Les commentateurs ne débattent pas du nom du futur vainqueur mais de l'ampleur de la victoire du camp gouvernemental. La véritable incertitude, réside dans la suite du vote, quand le gouvernement aura les mains plus libres pour se concentrer sur une nouvelle Constitution plus libérale. L'enjeu pour l'AKP est d'obtenir une "super" majorité pour instaurer un système présidentiel, idée chère à M. Erdogan. A la tête du gouvernement, M. Erdogan a changé la Turquie, pays musulman allié de l'OTAN, au cours de la décennie passée. Il a élevé son statut diplomatique dans une région de conflits, dynamisé sa croissance économique et élargi le champ démocratique, sortant le pays de la tutelle de l'armée. Mais la perspective d'un nouveau succès pour M. Erdogan inquiètent certains, qui redoutent une dérive autocratique du régime. Les premières estimations sont attendues vers 20 heures.


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  • Yémen : interrogations sur l'état de santé du président Saleh

     LEMONDE.FR avec AFP | 11.06.11 | 16h47  •  Mis à jour le 11.06.11 | 16h49

     Une manifestante demandant le départ d'Ali Abdallah Saleh à Taëz, samedi 11 juin.

    Une manifestante demandant le départ d'Ali Abdallah Saleh à Taëz, samedi 11 juin.REUTERS/STR

     L'état de santé du président yéménite, Ali Abdallah Saleh, serait toujours mauvais plus d'une semaine après avoir été blessé dans une attaque à Sanaa, alors que dix soldats et vingt-et-un combattants d'Al-Qaida ont été tués samedi dans le sud du pays.

     Blessé le 3 juin dans un attentat contre son palais à Sanaa, M. Saleh, 69 ans, a été hospitalisé dès le lendemain à Ryad où il a ensuite été opéré "avec succès" selon les Saoudiens, mais aucun bulletin de santé, ni aucune image de lui n'ont été publiés depuis, donnant lieu à des spéculations en tout genre.

     Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, le 10 mars à Sanaa.

    Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, le 10 mars à Sanaa.AFP/MOHAMMED HUWAIS

     

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  • Pression croissante sur la Syrie après la répression

    LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.06.11 | 11h09  •  Mis à jour le 11.06.11 | 11h11

     

     

    Image d'une manifestation à Tal Kalakh, le 10 juin 2011.

    Image d'une manifestation à Tal Kalakh, le 10 juin 2011.AFP/-

    Les Etats-Unis soutiennent la résolution sur la Syrie proposée par les Européens au Conseil de sécurité de l'Onu, a confirmé vendredi la Maison Blanche. "Les Etats-Unis condamnent fermement l'usage effroyable de la violence par le gouvernement syrien à travers la Syrie aujourd'hui", indique le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, dans un communiqué. "La violence et les brutalités doivent cesser immédiatement", ajoute la Maison Blanche.

     

    "Le gouvernement syrien conduit la Syrie sur un chemin dangereux", ajoute la Maison Blanche. "Les forces de sécurité syriennes continuent de tirer, d'attaquer et d'arrêter des manifestants et des prisonniers politiques sont toujours détenus". "C'est le genre de violence révoltante qui conduit les Etats-Unis à soutenir une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant les actions du gouvernement syrien et appelant à la fin immédiate de la violence et des violations des droits de l'homme fondamentaux", explique la Maison Blanche.

    Un projet de résolution proposé par la France, le Portugal, la Grande-Bretagne et l'Allemagne condamne le régime de Damas et n'exclut pas que les forces de sécurité syriennes se soient rendues coupables de crimes contre l'humanité.

    Neuf des 15 membres du Conseil se sont dits prêts à voter le texte mais la Chine et la Russie ont exprimé leur réticences à soumettre le cas syrien au Conseil, Moscou ayant même laissé entendre qu'il était prêt à y opposer son veto.

    Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, pourtant "un ami" du président syrien, a décrit comme une "atrocité"la répression chez son voisin. Alors que la Turquie a décidé de garder les frontières ouvertes, des milliers de Syriens, dont beaucoup originaires de Jisr al-Choughour, s'y sont réfugiés ces derniers jours.

    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a qualifié d'"inacceptable" l'usage de la force militaire fait par le régime syrien contre les civils et s'est dit "profondément inquiet" des violences qui se poursuivent en Syrie.


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  • L'armée syrienne pénètre dans Jisr al-Choughour

     

    LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 12.06.11 | 10h55  •  Mis à jour le 12.06.11 | 10h57

     

     

     

     

    Des militaires syriens à proximité de la ville de Jisr al-Choughour.

    Des militaires syriens à proximité de la ville de Jisr al-Choughour.AP/Bassem Tellawi

     

    L'armée syrienne est entrée dimanche dans la ville de Jisr al-Choughour dans le gouvernorat d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, pour en "expulser les groupes armés", a indiqué la télévision publique."Des chars sont entrés depuis le sud (de la ville) après avoir bombardé au hasard et tiré des rafales de mitrailleuses sur toute la ville. Les habitants sont encore en train de fuir depuis le nord", a déclaré un habitant contacté par téléphone.

     

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  • Le Premier ministre Erdogan dénonce "l'atrocité" de la répression syrienne
    Le Premier ministre Erdogan dénonce "l'atrocité" de la répression syrienne
    Recep Tayyip Erdogan a accusé le président syrien, Bachar al-Assad, de ne pas se comporter "humainement" envers les opposants à son régime. Depuis le début du soulèvement populaire, 2 500 Syriens ont trouvé refuge dans la Turquie voisine.
    Par Dépêche (texte)
     AFP - Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé le régime syrien "d'atrocité" et de ne pas se comporter "humainement" envers les protestataires, a rapporté vendredi l'agence de presse Anatolie.
    Près de 1 600 Syriens se sont déjà réfugié en Turquie

    "J'ai parlé à M. Assad (le président syrien Bachar al-Assad) il y a quatre ou cinq jours... Mais ils (les Syriens) sous-estiment la situation... Et malheureusement, ils ne se comportent pas humainement", a déclaré M. Erdogan dans une interview télévisée jeudi soir, selon Anatolie.

    Il a décrit la manière dont des femmes ont été tuées par les forces de sécurité syriennes comme une "atrocité", jugeant plus généralement que la répression des manifestations en Syrie était "inacceptable".

    Dans ce contexte, la Turquie ne peut pas défendre la Syrie, a-t-il déclaré.

    M. Erdogan, qui a souvent déclaré qu'il était un "ami" du président Assad, a démandé à plusieurs reprises des réformes urgentes en Syrie, face à la contestation sans précédent dans ce pays. Mais il n'a pas réclamé le départ du dirigeant syrien.

    Il a répété que son pays laisse ses frontières ouvertes aux réfugiés syriens, mais il a ajouté : "Jusqu'où cela va-t-il continuer ?"

    Au total 2.500 Syriens sont venus se réfugier dans le sud de la Turquie, a déclaré jeudi soir le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

    Tard jeudi, 495 nouveaux arrivants ont été accueillis dans la ville de Karbeyaz, de la province de Hatay (sud), selon Anatolie.

    La plupart de ces réfugiés fuient la ville de Jisr al-Shughur, à environ 40 km de la frontière turque, où les forces de sécurité ont mené des opérations de ratissage ces derniers jours.

    Vendredi, l'armée syrienne a lancé une opération dans les villages voisins de Jisr Al-Choughour, selon la télévision syrienne.

    Plus de 1.100 civils ont été tués et au moins 10.000 arrêtés dans la répression contre les manifestations contre le régime syrien, depuis le 15 mars, selon les associations de défense des droits de l'Homme.


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