• Yémen : interrogations sur l'état de santé du président Saleh

    Yémen : interrogations sur l'état de santé du président Saleh

     LEMONDE.FR avec AFP | 11.06.11 | 16h47  •  Mis à jour le 11.06.11 | 16h49

     Une manifestante demandant le départ d'Ali Abdallah Saleh à Taëz, samedi 11 juin.

    Une manifestante demandant le départ d'Ali Abdallah Saleh à Taëz, samedi 11 juin.REUTERS/STR

     L'état de santé du président yéménite, Ali Abdallah Saleh, serait toujours mauvais plus d'une semaine après avoir été blessé dans une attaque à Sanaa, alors que dix soldats et vingt-et-un combattants d'Al-Qaida ont été tués samedi dans le sud du pays.

     Blessé le 3 juin dans un attentat contre son palais à Sanaa, M. Saleh, 69 ans, a été hospitalisé dès le lendemain à Ryad où il a ensuite été opéré "avec succès" selon les Saoudiens, mais aucun bulletin de santé, ni aucune image de lui n'ont été publiés depuis, donnant lieu à des spéculations en tout genre.

     Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, le 10 mars à Sanaa.

    Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, le 10 mars à Sanaa.AFP/MOHAMMED HUWAIS

     

    "Selon les informations dont nous disposons, l'état de santé du président Saleh est toujours mauvais, principalement parce qu'il souffre de problèmes pulmonaires et de difficultés respiratoires", a déclaré à l'AFP une source yéménite en Arabie saoudite sous couvert de l'anonymat. Mais les autorités yéménites ont assuré que M. Saleh se rétablissait rapidement. Mercredi un responsable saoudien avait démenti des informations de presse évoquant alors une détérioration de son état de santé.

     ABSENCE PROLONGÉE

     Plusieurs hauts dignitaires du régime ont été blessés dans l'attentat contre la mosquée du palais présidentiel à Sanaa, qui a fait onze morts et cent vingt-quatre blessés selon un bilan officiel. Le premier ministre, Ali Mohammed Moujawar, et le président du Parlement, Abdelaziz Abdelghani, blessés, sont également soignés en Arabie saoudite.

     L'absence, qui risque de se prolonger, du chef de l'Etat et d'autres dignitaires du régime est de nature à compliquer la situation politique intérieure au Yémen, déjà chaotique. Au moins deux cents personnes ont péri dans les violences ayant marqué le mouvement de contestation populaire lancé en janvier contre M. Saleh, qui dirige le pays depuis 1978 mais refuse de s'effacer malgré les pressions régionales et internationales et des défections multiples au sein de son régime.

     Un général dissident, Ali Mohsen al-Ahmar, a accusé M. Saleh de soutenir des groupes terroristes, dont Al-Qaida, pour conforter son emprise sur le pays. "Il prétend servir de soupape de sécurité pour le Yémen et les pays voisins, mais c'est un mensonge", a accusé ce commandant de la 1ère division blindée, rallié en mars à la contestation, dans un entretien publié par le journal panarabe Al-Hayat.

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